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Manifestations contre la loi Sécurité globale : 95 interpellations et 67 forces de l’ordre blessées en France

- Mis à jour le -
Par , , , France Bleu

Plus de 50.000 manifestants, selon le ministère de l'Intérieur, ont défilé ce samedi partout en France contre la proposition de loi "Sécurité globale". De sérieux incidents ont éclaté à Paris et à Nantes notamment. Au total, 95 personnes ont été interpellées et 67 forces de l'ordre blessées.

De fortes tensions ont eu lieu dans les rues de Paris, avec des voitures incendiées et des magasins dégradés
De fortes tensions ont eu lieu dans les rues de Paris, avec des voitures incendiées et des magasins dégradés © AFP - Merlin Ferret / Hans Lucas

Les marches "des libertés et des justices" ont rassemblé ce samedi 52.350 manifestants en France, dont 5 000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur. Les Français étaient appelés à descendre dans la rue ce samedi à l'appel de la "coordination #StopLoiSécuritéGlobale" (SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, SGJ-FO et Ligue des droits de l’Homme) pour protester contre les articles 21, 22 et 24 de la proposition de loi "Sécurité globale" et le nouveau schéma national du maintien de l'ordre jugés "liberticides". 

L'intersyndicale (FSU, Solidaires, et les organisations de jeunesse FIDL, UNL, MNL, Unef) menée par la CGT qui manifeste chaque année le 1er décembre pour soutenir les précaires et les chômeurs, ont également appelé à se mobiliser pour les droits sociaux et les libertés.

Des incidents ont éclaté en milieu d'après-midi à Paris avec des voitures incendiées et des magasins endommagés, des tensions aussi à Nantes où trois policiers ont été blessés.

De sérieux incidents à Paris

A Paris, un premier rassemblement a eu lieu dans la matinée, devant la préfecture de police. Une cinquantaine de personnes, pour l'essentiel des "gilets jaunes", ont réclamé une hausse du pouvoir d'achat et la destitution d'Emmanuel Macron. La marche elle est partie peu après 14h de la porte des Lilas, pour rejoindre la place de la République.

Plusieurs milliers de personnes défilent dans les rues de la capitale, derrière une banderole proclamant "Liberté, Égalité, Fraternité, pour qui !". Sous une pancarte demandant le "retrait de la loi Sécurité globale", le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a estimé que les causes convergeaient : "Il n'y a pas d'opposition entre les libertés publiques et individuelles et le fait de se battre contre la précarité et le chômage, surtout dans la période", a-t-il déclaré à l'AFP, en citant les "abus des employeurs" et "les plans sociaux qui tombent".

De fortes tensions sont apparues en milieu d'après-midi entre des manifestants et les forces de l'ordre. Des projectiles ont été lancés sur les policiers, qui ont répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes. Plusieurs magasins ont été pris pour cible, dont une agence immobilière, une banque et un supermarché dont les vitrines ont été endommagées.

Selon des journalistes présents dans la manifestation, plusieurs voitures ont été incendiées. 

En fin de journée, vers 19h, la situation était encore tendue place de la République à Paris où les forces de l'ordre tentaient de disperser les derniers participants. Des scooters et du mobilier urbain ont été incendiés sur la place.

95 interpellations en France

Gérald Darmanin a annoncé dimanche 95 interpellations sur l'ensemble de la France et 67 forces de l'ordre blessées. Suite aux scènes de vandalisme en marge de la manifestation parisienne, le ministre de l'Intérieur estime que "les casseurs cassent la République".

A Paris, où les violences et les dégradations ont été les plus fortes, 48 policiers et gendarmes ont été blessés, a précisé le ministre de l'Intérieur sur Twitter. Un sapeur-pompier a également été blessé dans la capitale par des jets de projectiles selon une source policière.

Des manifestations dans toute la France

D'autres rassemblements ont eu lieu dans près de 90 villes françaises, notamment à Bayonne, au Mans, à Rouen ou encore à Toulouse où plus de 3.000 manifestants se sont réunis. A Strasbourg, environ 2.500 opposants à la loi "sécurité globale" ont défilé dans les rues. Des heurts ont eu lieu en fin de manifestation, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes.

A Marseille, des centaines de personnes sont rassemblées. A Nantes, plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues dans le calme mais des tensions ont éclaté en fin de journée. Trois policiers ont été blessés, dont l'un a été touché par un cocktail molotov. D'après la police, il y a eu 16 interpellations.

A Rennes, 500 personnes ont défilé, dans un nuage de gaz lacrymogène. La préfecture avait pris vendredi un arrêté pour interdire toute manifestation ce samedi qui ne serait pas déclarée.

Ce samedi matin, une centaine de manifestants s'est rassemblée à Montpellier. Ils étaient plus d'un millier à Dijon et une cinquantaine dans les rues de Guéret. Plusieurs centaines de personnes ont également battu le pavé à Limoges et Brive

"Cacophonie"

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale dénonce la "cacophonie qui règne au sein du gouvernement et de la majorité parlementaire après l'annonce de la réécriture intégrale de l'article 24". Selon elle, "ils essaient de sortir l'article 24 de la proposition de loi Sécurité globale pour mieux l'inclure dans l'article 25 de la loi sur le séparatisme". 

Après avoir rencontré la ministre de la Culture Roselyne Bachelot ce vendredi, le collectif de journalistes demande à rencontrer officiellement Emmanuel Macron.

133.000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, avaient déjà manifesté dans tout le pays la semaine dernière selon le ministère de l'Intérieur, notamment après la diffusion d'une vidéo de violences policières à l'encontre d'un producteur musical noir.

 Combien de manifestants contre la loi sécurité globale ?
Combien de manifestants contre la loi sécurité globale ? © Visactu
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