Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Sécurité intérieure : l'Etat donne la parole aux citoyens en Creuse

-
Par , France Bleu Creuse

Dans tous les départements, se tiennent des assises territoriales de la sécurité intérieure. L'Etat espère attirer le plus possible de citoyens. Le but : enrichir le livre blanc qui va permettre de "remettre à plat le système de sécurité intérieure et d'en construire un plus optimal."

Lyon, mardi 10 décembre 2019
Lyon, mardi 10 décembre 2019 © Maxppp - Rolland Quadrini

Creuse, France

Quelle opinion avons-nous des forces de l’ordre ? Question épineuse, mais centrale, dans cette période de mouvements sociaux.

Cette question, c’est l’Etat qui la pose à chaque citoyen. Dans chaque département, les préfets organisent des assises territoriales de la sécurité intérieure. En Creuse elles auront lieu vendredi 24 janvier (17H) à la préfecture.

La préfète de la Creuse, Magali Debatte, et le procureur de la république de Guéret, Bruno Sauvage - Radio France
La préfète de la Creuse, Magali Debatte, et le procureur de la république de Guéret, Bruno Sauvage © Radio France - Fabien Arnet

Pour l’heure une douzaine de citoyens est inscrit à cet événement. La préfète de la Creuse, Magali Debatte, espère un maximum de monde pour enrichir les débats et alimenter le livre blanc de la sécurité intérieure. "De manière très concrète, c'est le gouvernement qui souhaite remettre à plat le modèle de sécurité intérieure. Le ministre de l'intérieur a souhaité associer les citoyens à cette réflexion sur les nouvelles menaces et la manière de mieux protéger les Français."

Policier en faction devant les anciens locaux de Charlie Hebdo - Maxppp
Policier en faction devant les anciens locaux de Charlie Hebdo © Maxppp - Christophe Petit Tesson

Des policiers, des gendarmes et des pompiers vont témoigner de leur quotidien. Mais, promis juré, l’idée n’est pas de redorer artificiellement auprès des citoyens l’image des forces de l’ordre, écornée par la gestion des différents mouvements sociaux : loi travail, gilets jaunes, réforme des retraites. "Je pense qu'au moment des attentats, en particulier celui du Bataclan, poursuit Magali Debatte, _les gens ont compris que les policiers, les gendarmes, intervenaient parfois au péril de leur vie_, et il y a eu une vraie ferveur (des gens) pour les policiers et les gendarmes."

Le 12 janvier 2015 à Paris, des policiers participent a la marche républicaine pour les victimes du terrorisme suite aux attaques de Charlie Hebdo et du magasin Hyper Casher - Maxppp
Le 12 janvier 2015 à Paris, des policiers participent a la marche républicaine pour les victimes du terrorisme suite aux attaques de Charlie Hebdo et du magasin Hyper Casher © Maxppp - Wostok Press

"Et ensuite effectivement il y a eu des événements plus récents, notamment sur le maintien de l'ordre, et on a vu ce lien se déliter. On attend des citoyens qu'ils nous expliquent leur rapport à la sécurité, en Creuse mais aussi à travers ce qu'ils en voient à la télévision ou sur les réseaux sociaux."

Manifestation de gilets gilets jaunes contre l'utilisation des Flashballs et des LBD, vendredi 10 janvier à Montepllier - Maxppp
Manifestation de gilets gilets jaunes contre l'utilisation des Flashballs et des LBD, vendredi 10 janvier à Montepllier © Maxppp - Jean-Michel Mart

Ce mardi, Emmanuel Macron a demandé l'exemplarité aux forces de l'ordre. "J'attends de nos policiers et de nos gendarmes la plus grande déontologie. Il y a eu des comportements qui ne sont pas acceptables. Mais ce sujet ne doit pas cacher la violence dont les forces de l'ordre sont les premières victimes."

De nombreux policiers ont effectivement été blessés lors des manifestations ces quatre dernières années. L'an dernier, 59 policiers français se sont suicidés avec leur arme de service.

Pour participer aux assises territoriales de la sécurité intérieure, il faut s'inscrire sur le site de la préfecture, lundi 20 janvier dernier délai.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu