Société

Sécurité routière : "ce que les enfants savent bien, les parents le savent moins"

Par Noémie Guillotin, France Bleu Poitou mardi 13 septembre 2016 à 19:54

Les élèves de CP de l'école de Villiers-en-Plaine ont reçu le 1er prix du concours de dessin
Les élèves de CP de l'école de Villiers-en-Plaine ont reçu le 1er prix du concours de dessin © Radio France - Noémie Guillotin

Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière était dans les Deux-Sèvres ce mardi. Il a remis le 1er prix d'un concours de dessin à des élèves de CP de l'école de Villiers-en-Plaine. Il est aussi revenu sur des changements à venir pour les automobilistes.

La sécurité routière est toujours un sujet d’inquiétude dans les Deux-Sèvres. Le nombre de tués reste élevé. 22 morts depuis le début de l’année dont un nombre important de jeunes. Huit jeunes âgées entre 18 et 24 ans, dont quatre motards, ont perdu la vie.

Dans la lutte contre l'insécurité routière, la prévention joue un rôle important. "Pour obtenir des résultats sur le long terme sur la sécurité routière il faut commencer très jeune", assure Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, en visite dans les Deux-Sèvres ce mardi. Il a remis le 1er prix d'un concours de dessin à une classe de CP de l'école de Villiers-en-Plaine.

L'affiche met en scène des playmobils avec par exemple une maman qui téléphone au volant. Emmanuel Barbe a adressé un message aux écoliers : "Dites-le à vos parents !". Il poursuit : "Souvent, ce que les enfants savent bien, les parents le savent moins et ils ont tendance à désapprendre à leurs enfants".

Des radars mobiles gérés par des entreprises privées

Lors de sa venue, Emmanuel Barbe en a profité pour faire le point sur les nouvelles mesures à venir pour lutter contre l'insécurité routière, notamment les radars mobiles. Les voitures avec radars embarqués seront, d'ici la mi-2017, conduites par des entreprises privées.

Aujourd'hui ces voitures conduites par des policiers ou des gendarmes "tournent assez peu". En moyenne 1h15 par jour. Il s'agit donc d'assurer une présence plus importante. Ensuite, c'est un officier de police judiciaire qui dresse la contravention. "Et en aucun cas l'entreprise ne sera rétribué par rapport au nombre de contraventions constatées", veut rassurer Emmanuel Barbe.

Le délégué interministériel à la sécurité routière qui veut aussi faciliter la détection des stupéfiants en généralisant les tests salivaires.

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