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Société

Sécurité routière : un rapport pointe le manque de "volonté politique" du gouvernement

lundi 10 août 2015 à 11:30 - Mis à jour le lundi 10 août 2015 à 17:40 France Bleu

Un rapport commandé par le gouvernement en 2014 et révélé dimanche par le JDD accuse le gouvernement de ne pas mener une politique suffisamment efficace pour lutter contre la hausse de la mortalité routière. Le rapport demande notamment "un fort investissement" à Marisol Touraine et Ségolène Royal.

Accident de voiture - sécurité routière - pare-brise (illustration)
Accident de voiture - sécurité routière - pare-brise (illustration) © MaxPPP

C’est un rapport qui a été commandé début 2014 par Manuel Valls à l’Inspection générale de l’administration (IGA), mais qui n’a jamais été rendu public . Le Journal du Dimanche l’a révélé ce dimanche : ce document qui évalue la politique du gouvernement en termes de sécurité routière estime qu’au "regard des résultats de nos voisins, des progrès sont encore possibles". 

"Rien ne remplace l’impulsion politique"

Que reproche exactement ce rapport de l’IGA ? Le document pointe du doigt le fait que "le dispositif [de sécurité routière, ndlr] est dispersé entre de très nombreux acteurs au sein de l’Etat (…). Rien ne remplace l’impulsion politique au plus haut niveau de l’Etat" . En d’autres termes, le rapport estime que le gouvernement n’a pas assez de "volonté politique" pour faire baisser la mortalité routière, repartie à la hausse en 2014 et début 2015.

Une analyse partagée par Claude Got, spécialiste de l’analyse des accidents, qui déclare dans les colonnes du JDD : "Les courbes de mortalité sont très claires : quand il y aune vraie volonté politique et une méthode pour la mener à bien (…), on sauve des vies" . Mais ce n’est pas le cas actuellement, selon l’expert : "Les conditions ne sont pas réunies en ce moment pour inverser la mauvaise tendance".

Plus d’interministérialité

Concrètement, que se passe-t-il ? "En l’absence de comité interministériel de la sécurité routière depuis trois ans, l’interministérialité semble reculer" , explique le rapport produit l’an dernier. Il vise notamment le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, chargé du dossier de la sécurité routière, mais aussi les ministres de la Santé et de l’Ecologie, Marisol Touraine et Ségolène Royal. 

"La gouvernance de cette politique s’est affaiblie ces dernières années : éclatement des responsabilités relevant du véhicule (…) auparavant réunies dans une même direction, éloignement du ministère de l’Ecologie, suivi insuffisant des politiques locales déconcentrées ou décentralisées". — Rapport de l’IGA

Le rapport préconisait en 2014 plusieurs mesures, dont certaines ont déjà fait l’objet d’annonces par Bernard Cazeneuve, note le JDD, sans préciser lesquelles. En revanche "la lutte contre les addictions au volant piétine , de même que la poursuite d’une minorité de délinquants routiers multirécidivistes", selon l’IGA. 

Comité interministériel à "la sortie de l'été"

Lundi, le gouvernement a réagi par l'intermédiaire du Premier ministre. "Nous tiendrons un comité interministériel à la sortie de l'été pour faire un point sur la mise en oeuvre des mesures" annoncées le 26 janvier, a en effet annoncé Manuel Valls. "Il faut, c'est vrai, approfondir la logique interministérielle", a admis de son côté le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, tout en fustigeant les attaques sur un manque de volonté gouvernementale."C'est vrai que les chiffres ne sont pas bons mais c'est faux de dire que face à cette réalité, la mesure des choses n'a pas été prise et que nous ne sommes pas dans l'action", s'est-il encore défendu, prévenant cependant que les chiffres de juillet, attendus dans quelques jours, "ne sont pas bons".