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CARTE - Canicule : 15 départements toujours en vigilance rouge, 54 désormais en orange

Segur de la Santé : entre espoir et résignation à l'hôpital de Châteauroux

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Par , France Bleu Berry

Alors que l'on attend de savoir quelle sera la position des syndicats quant aux propositions du Ségur de la santé, Cédric et Julien, aides-soignants à l'hôpital de Châteauroux, espèrent qu'on n'oubliera pas leur engagement pendant la Covid-19.

Julien et Cédric, aides-soignants à la morgue de Châteauroux
Julien et Cédric, aides-soignants à la morgue de Châteauroux © Radio France - Gaëlle Fontenit

Ils ont tous les deux 12 ans d'ancienneté. Ils travaillent tous les deux à temps plein, à la morgue de l'hôpital de Châteauroux. Julien et Cédric ont mis leur vie familiale entre parenthèses pendant trois mois pour faire face à la crise de la Covid-19. 

On entrait dans les chambres, on mettait les corps dans des housses et on fermait presque aussi vite les cercueils. C'était terrible". Julien, à la morgue de l'hôpital de Châteauroux

"Même pour nous, qui côtoyons la mort au quotidien, c'était très difficile" témoigne Julien. Ce jeune père de famille n'a pas eu peur pour lui, mais il a craint pour la santé de ses proches. "Je ne voulais plus prendre mon bébé dans les bras. J'avais peur pour mes enfants". Cédric, lui aussi père de famille, renchérit. "Je savais en faisant ce travail qu'il y avait un risque. Mais c'est pour ma famille que je m’inquiétais. Et notre entourage nous a un peu mis à l'écart, on était presque pestiféré. Comme confiné avant les autres" sourit-il. 

Ils espéraient une augmentation de 300 à 500€

Pour ce dévouement et cet engagement, les deux hommes gagnent environ 1.600 euros par mois, "avec deux week-ends travaillés et aussi des jours fériés. C'est tout compris" précisent-ils. Alors s'ils ont apprécié les applaudissements le soir, "les cadeaux qu'on nous a laissés à l'hôpital", la prime de 1.000 euros qu'ils ont chacun perçue, ils espéraient une vraie reconnaissance. "S'il n'y a pas de seconde vague, et c'est ce que l'on espère, les gens nous oublieront. Dans trois mois, on n'y pensera plus. Et nous, notre avenir, notre carrière, rien n'aura bougé...C'est pour notre avenir qu'on se mobilise..."

Si 183 euros nets d'augmentation par mois serait un bon début, les deux aides-soignants espéraient mieux. "On aurait voulu 300 ou même 500 euros comme cela avait été évoqué. Même avec 183 euros de plus sur la fiche de paie, on reste parmi les moins bien payés d'Europe. On le savait en signant, il y a des grilles tarifaires. Mais quand même... c'est pour qu'on se sente un peu plus important". 

Les syndicats ont jusqu'à ce lundi pour dire s'ils acceptent de signer ou non la proposition du gouvernement. La CFDT et Force ouvrière ont décidé vendredi de signer le protocole d'accord sur la revalorisation des personnels hospitaliers non médicaux.

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