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Société

Seine-et-Marne : la mairie de Lagny bloque l'accès à la mosquée fermée mais réinvestie par des fidèles

jeudi 30 novembre 2017 à 15:34 Par Martine Bréson, France Bleu Paris

L'accès à la mosquée de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) a été bloquée jeudi par la mairie. Cette mosquée avait été fermée dans le cadre de l'état d'urgence à cause de sa radicalité. Depuis lundi, des fidèles y retournent, ce qui a fait réagir le maire.

La mosquée de Lagny.
La mosquée de Lagny. © Maxppp - Marion Kremp

Lagny-sur-Marne, France

Une vingtaine de musulmans ont réinvesti, depuis lundi, la mosquée de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne). Le maire a décidé de réagir en bloquant les portes.

Dans le cadre de l'état d'urgence, la mosquée avait été fermée. Elle avait été jugée trop radicale et présentée par le gouvernement comme un "foyer d'idéologie radicale". C'était la première mosquée à avoir été fermée après les attentats de novembre 2015. L'association, qui gérait le lieu, avait été dissoute dans la foulée. Au moment de la fermeture de la mosquée, vingt-deux interdictions de sortie du territoire et neuf assignations à résidence d'"individus radicalisés" avaient été prononcées. En juin 2017, trois fidèles avaient été mis en examen dans une enquête sur une filière de recrutement pour le jihad en Syrie.

Les fidèles retournent à la mosquée depuis lundi

Depuis l'été 2017, les musulmans continuaient à prier sous des tentes sur un terrain qui appartenait à l'Etat. En août 2017, des cocktails Molotov avaient été lancés sur les tentes. Lundi dernier, le maire avaient évacué les tentes de ce terrain dont elle est devenue propriétaire. Ce jour-là, des fidèles étaient retournés dans la mosquée toujours fermée.

Nous sommes dans un no man's land juridique"

Jeudi, le maire UDI Jean-Paul Michel a donc bloqué l'accès à la mosquée. Il a fait installer des grilles. La ville a pris un arrêté d'interdiction de pénétrer" pour des raisons de sécurité", explique le maire qui, depuis deux ans, demande que l'Etat empêche les prières de rue. "Nous sommes dans un no man's land juridique, explique le directeur de cabinet, l'arrêté préfectoral de fermeture pris sous l'état d'urgence n'a plus cours et les bâtiments appartiennent toujours à l'association qui a été dissoute".