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Seine-et-Marne : la mosquée "Rahma" fermée à Torcy sur ordre du Préfet

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Le préfet de Seine-et-Marne a fait fermer la mosquée "Rahma" de Torcy. Selon la Préfecture, cette mosquée est "un lieu de référence influent de la mouvance salafiste prônant un islam rigoriste".

Mosquée de Torcy.
Mosquée de Torcy. © Maxppp - CAROL AMAR

La mosquée "Rahma" de Torcy (Seine-et-Marne) a fermé mardi matin. Elle était gérée par l’association Rahma qui collecte des dons pour la construction d’une mosquée en dur. Elle occupait des préfabriqués, avenue de Lingenfeld à Torcy. Elle accueille près de 500 fidèles pour la prière du vendredi. La police est intervenue sur arrêté préfectoral. L’arrêté avait été signé le 10 avril 2017. La mosquée restera fermée jusqu'à la fin de l'état d'urgence, indique le communiqué de la préfecture. Cette mosquée est le troisième lieu de prière fermé depuis le début de l’année 2017.

La mosquée est une menace pour la sécurité

Le Préfet motive sa décision en affirmant que cette mosquée "constituait un lieu de référence influent de la mouvance salafiste, prônant un islam rigoriste". Il affirme que "par les propos qui y sont tenus et par son influence, elle est une menace grave pour la sécurité et l’ordre public".

Il indique que l'imam Abdelali Bouhnik qui est aussi président de l'association "Rahma" et l'imam suppléant Mohammed Tlaghi "se signalent depuis des années par des prêches ouvertement hostiles aux institutions. Le ministère de l'Intérieur indique que "certains prêches incitaient à la haire envers les autres communautés religieuses au premier rang desquelles les musulmans chiites et les juifs."

Les imams ont légitimé le djihad armé

Le préfet reproche aussi aux imams d'avoir apporté leur soutien aux fidèles de la mosquée mis en cause à l'occasion du démantèlement d'une cellule terroriste accusée d'un attentat à la grenade contre une épicerie casher à Sarcelles en septembre 2012. Toujours selon la préfecture, les deux imams ont "légitimé le djihad armé". Ils sont hostiles à l'école républicaine accusée selon eux de "véhiculer un message de haine à l'encontre des musulmans". Les imams auraient mis à la disposition des fidèles des ouvrages qui "cautionnent la violence physique" comme, par exemple, la lapidation pour les adultères.

L'un des imams cherchait à avoir de l'influence sur ses élèves

Pour le préfet, Abdelali Bouhnik aurait aussi cherché à avoir de l'influence sur de jeunes élèves musulmans en tentant de s'imposer comme leur interlocuteur exclusif. Il aurait été jusqu'à s'immiscer dans leur vie privée. Différents chefs d'établissement avaient relevé cette influence affirme le préfet qui indique également que l'imam avait refusé de parler des attentats de novembre 2015 malgré la demande de ses élèves de seconde.

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