Société

Séisme au Népal: témoignage depuis Katmandou, du secouriste colmarien Eric Zipper

Par Guillaume Chhum, France Bleu Alsace jeudi 30 avril 2015 à 20:37

Eric Zipper un colmarien au Népal
Eric Zipper un colmarien au Népal © Maxppp

Eric Zipper, le président du Corps mondial de secours est parti depuis mercredi pour le Népal, après le séisme qui a secoué le pays. Le Colmarien est accompagné de 120 bénévoles. "Katmandou est une ville morte, où il est difficile d'intervenir, beaucoup d'ONG sont sur place, les immeubles ont été rabaissés d'au moins un étage."

Eric Zipper et son équipe de 120 bénévoles du Corps mondial de secours, sont depuis deux jours à Katmandou. Ils viennent apporter une aide médicale d'urgence aux sinistrés. Ils participent aussi aux opérations de recherche des survivants, plusieurs jours après le séisme qui a secoué le pays. Sur place beaucoup d'ONG doivent se partager le travail, pour venir en aide à la population.

"Par malchance, notre matériel d'intervention est resté à Paris"

L'aéroport a déchargé du frêt avant le décollage à Paris et, du coup, a laissé tout le matériel d'intervention du Corps mondial de secours en France. L'équipe travaille donc sur place avec du matériel d'autres ONG, ce qui n'est pas facile pour eux.

"Première mission effectuée ce jeudi, le déblaiement d'un immeuble dans le centre de Katmandou"

Il s'agit d'un immeuble de cinq étages, où les autorités estimaient qu'il pouvait y avoir encore des survivants. Le travail a été long et fastidieux, l'opération avait pour objectif de faire des inspections et à la fin, ils ont travaillé à la pelleteuse pour ouvrir les derniers accès.

Equipe du CMS avant leur départ  - Aucun(e)
Equipe du CMS avant leur départ

"A Katmandou, certains quartiers sont très touchés, d'autres sont intacts, miraculeusement"

"Ce n'est pas explicable" pour Eric Zipper, cette inégalité, malgré le choc du séisme. On peut passer d'un quartier entièrement détruit à un autre, tout à fait intact. Toutefois "la ville est très très vide" , il y a une pénurie d'essence sur place. "C'est un peu une ville morte" .

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Les camps militaires ou les parcs abritent beaucoup de personnes qui ne veulent plus rentrer dans leur maison, de peur d'avoir de nouvelles secousses.

"Nous restons 12 jours sur place, nous allons essayer de sortir de Katmandou"

La  mission première du Corps mondial de secours, c'est d'aller auprès des populations les plus reculées, qui n'ont pas encore vu les secours, d'où la nécessité de sortir de la capitale. "C'est un peu la philosophie de notre organisation ", selon le président Eric Zipper.

Eric Zipper et son équipe connaissent bien les situations extrèmes. Il y a 5 ans, ils sont déjà intervenus en Haïti, où le séisme avait fait 250 000 victimes.

ECOUTER | Le témoignage d'Eric Zipper, originaire de Colmar

Témoignage en long Eric Zipper