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Dossier : Séisme du 11 novembre 2019 dans la Drôme et en Ardèche

Séisme du Teil : trois mois après, des centaines d'habitants n'ont toujours pas retrouvé leur maison

Le Teil, France

Le 11 novembre dernier, vers 11h52, la terre tremblait en Ardèche, causant de nombreux dégâts au Teil. Trois mois après le séisme, seulement 10 % des arrêtés de péril ont été levés. Une cinquantaine de familles sont toujours hébergées dans des campings.

Les dégâts encore bien visibles quartier de la Rouvière au Teil, 3 mois après le séisme du 11 novembre
Les dégâts encore bien visibles quartier de la Rouvière au Teil, 3 mois après le séisme du 11 novembre © Radio France - Nathalie Rodrigues

Trois mois après le séisme du Teil, en Ardèche, de nombreux sinistrés ne peuvent toujours pas rentrer chez eux. Sur les 800 arrêtés de péril pris dans les jours qui ont suivi le tremblement de terre, seulement 83 ont été levés. La reconstruction du Teil s'amorce, elle prendra des années d'après la municipalité.

Si certains sinistrés ont pu être relogés chez des proches, d'autres sont encore hébergés dans des campings. 49 familles résident toujours aux campings Le pommier à Villeneuve-de-Berg et le Médiéval à Saint-Thomé. Leur situation devient urgente car ces établissements ont besoin de préparer leur saison touristique.

"Nous faisons du cousu main"

Des solutions plus pérennes sont recherchées. Ces familles sont prioritaires auprès des bailleurs sociaux et les bailleurs privés ont été sensibilisés, mais les reloger prend du temps. "Nous avons des gens qui, souvent, ne sont pas mobiles, des gens qui n'ont jamais bougé du Teil, qui ont des enfants scolarisés au Teil", détaille Françoise Souliman, la préfète de l'Ardèche. 

Avec le manque de logement actuel dans la commune, les services de l'État doivent trouver la bonne correspondance entre les besoins des familles et l'offre. "Nous faisons du cousu main, reprend Françoise Souliman. À chaque famille, à chaque situation, nous faisons une offre de relogement la plus fine possible. Par exemple, on recoupe avec les fichiers de Pôle Emploi, parce que certains sinistrés cherchent aussi un emploi depuis des années. Et si on leur propose un emploi quelque part, on peut scolariser les enfants ailleurs qu'au Teil, et ça permet peut-être aussi de recommencer une nouvelle vie."

Dans la commune, le séisme hante encore les esprits. Le maire du Teil, Olivier Pévérelli, demande le retour d'une cellule psychologique pour aider les habitants. "Le traumatisme est encore présent. Dans les écoles, il y a encore des enfants qui pleurent. Les parents sont perdus. Le choc a été très difficile et il n'est pas passé."

Quartier de la Rouvière, des sinistrés achètent des mobil homes

C'est l'un des quartiers les plus touchés par le séisme, près de l'épicentre. Quartier de la Rouvière, des maisons sont condamnées par des arrêtés de péril. 

Celle de Marie-France, 75 ans, est inhabitable. Son fils, maraîcher, a installé un mobil home à côté pour vivre dedans. Marie-France, elle, est relogée dans un appartement du Teil. Elle vide sa maison, récupère des meubles, des affaires. Moralement, trois mois après le séisme, ce n'est pas facile tous les jours : "on va mieux, parce que se plaindre ne fait pas avancer les choses. Mais ce qui est difficile, c'est l'incertitude sur l'avenir." Elle redoute que sa maison ne soit rasée.

La maison de Marie-France, quartier de la Rouvière, 3 mois après le séisme du 11 novembre - Radio France
La maison de Marie-France, quartier de la Rouvière, 3 mois après le séisme du 11 novembre © Radio France - Nathalie Rodrigues

Son voisin, Christophe, agriculteur, a acheté un mobil home qui a été livré ce mardi matin : "avec ma femme, on en a visité plusieurs, et celui-ci nous a paru bien".

Trois mois après le séisme du 11 novembre, un habitant du quartier de la Rouvière, au Teil, se fait livrer un mobil home pour vivre dedans - Radio France
Trois mois après le séisme du 11 novembre, un habitant du quartier de la Rouvière, au Teil, se fait livrer un mobil home pour vivre dedans © Radio France - Nathalie Rodrigues

Des amis ont offert au couple l'hospitalité, mais "pour deux ou trois ans, c'est trop. Avec le mobil home, on a notre indépendance, et je suis à côté de mon hangar agricole et de mon chenil" souligne Christophe.

Sa maison, et celle de ses parents à côté, doivent être rasées, puis reconstruites : "on va voir avec les assurances, ce qu'elles vont nous donner, pour aller de l'avant. Moi, je vais avoir 51 ans, je ne veux pas refaire un crédit pour finir de payer une maison. Je veux simplement qu'on me reconstruise une maison comme elle était, qu'on puisse vivre dedans."

L'ancienne propriété de la famille de Christophe, détruite par le séisme du 11 novembre 2019 au Teil, quartier de la Rouvière - Radio France
L'ancienne propriété de la famille de Christophe, détruite par le séisme du 11 novembre 2019 au Teil, quartier de la Rouvière © Radio France - Nathalie Rodrigues
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