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Dossier : Coronavirus Covid-19

Selon les associations d'aide aux sans-papiers, la crise sanitaire relance la question des régularisations

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Par , France Bleu Isère

"Régularisation". C'est le mot d'ordre derrière lequel se rangent désormais plusieurs associations et collectifs de défense des migrants et sans-papiers, qui ont lancé une nouvelle mobilisation ce vendredi en Isère en s'appuyant sur les conséquences de la crise sanitaire

Le logo et le slogan vont fleurir partout dans les semaines qui viennent
Le logo et le slogan vont fleurir partout dans les semaines qui viennent © Radio France - Laurent Gallien

Plusieurs associations et collectifs auteurs de tribunes dans la presse nationale pendant le confinement ont décidé de s'unir pour la défense des sans-papiers et de relancer le débat pour une régularisation "de tous et sans condition". Autour de la table de la conférence de presse de lancement il y avait ce vendredi à Grenoble des représentants de Migrants en Isère (collectif d'associations intervenant auprès des migrants), la Cisem (Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants), la lutte des sans-papiers pour la régularisation (un regroupement de sans-papiers), Modus Operandi, ainsi que l'ANVITA, association nationale des villes et territoires accueillants, représentée par l'élue régionale écologiste Myriam Laïdouni-Denis et le sénateur isérois Guillaume Gontard.

Rester chez soi quand on n'a pas de "chez soi"

Tous dénoncent l'absence de la question des régularisations dans le débat politique - et sanitaire - en France alors que des pays comme le Portugal et l'Italie ont fait le choix de régulariser des sans-papiers au moins le temps de l'épidémie de Covid-19. Pourtant ici aussi on s'est rendu compte "que quand le confinement disait chacun chez soi, certains n'avaient pas de chez eux" explique Myriam Laïdouni-Denis. Tout à coup la grande précarité nous a sauté aux yeux parce qu'elle représentait finalement un danger supplémentaire quand il s'agit de lutter contre la transmission d'un coronavirus. Danger pour eux et danger pour les autres. "Cette période d'épidémie et le confinement ont exacerbé les situations de particulières inégalités et injustices, explique Karine Gatelier de Modus Operendi. "Ces situations ont gagné en visibilité [...] des situations qui préexistait et qu'on finissait par ne plus voir peut-être".

La crise du coronavirus a rendu visible les "invisibles parmi les invisibles"

"Le confinement a rendu visible ces professions jugées subalternes et qui se sont révélées essentielles, ajoute Bernard Pouyet, co-président de l'APARDAP (parrainage républicain et protection des demandeurs d'asile) et représentant du collectif Migrants en Isère, et dans cette crise qui a permis à la société de prendre conscience du travail social et de l'apport de toutes ces personnes que l'on ne connaissait pas, il y avait, _invisibles parmi les invisibles, plus invisible encore : les migrants_, et je crois qu'une prise de conscience a pu s'opérer". Si il doit y avoir un "monde d'après" il doit en tenir compte estime le militant.

C'est pourquoi selon le sénateur Guillaume Gontard c'est le moment d'unir les forces et de pousser pour que ce débat revienne sur la table. Pour gagner l'opinion page Facebook, hashtag "Regularisation", tracts et conférence de presse vont tenter de faire le plus de bruit possible dans les semaines qui viennent et une manifestation est d'ores et déjà annoncée le 20 juin à Grenoble.

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