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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les médecins libéraux de Sens jouent collectif pour vacciner

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Par , France Bleu Auxerre

Depuis ce jeudi les médecins de ville et du travail peuvent à leur tour vacciner leurs patients de 50 à 64 ans présentant des facteurs de comorbidités. Chaque médecin reçoit 10 doses par semaine. A Sens, 15 médecins ont décidé de mutualiser leurs doses et leurs moyens humains et matériels.Reportage.

Une quinzaine de médecins de Sens ont décidé de jouer collectif pour la vaccination en mutualisant leurs moyens humains et matériels ainsi que leurs doses.
Une quinzaine de médecins de Sens ont décidé de jouer collectif pour la vaccination en mutualisant leurs moyens humains et matériels ainsi que leurs doses. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Depuis le jeudi 25 février les médecins de ville et les médecins du travail peuvent vacciner. Ils peuvent administrer le vaccin Astra Zénéca à leurs patients de 50 à 64 ans présentant des facteurs de comorbidités. Chaque médecin reçoit dix doses par semaine qu'il soit généraliste ou spécialiste. A Sens, une quinzaine de médecins se sont réunis autour du Docteur Burski, ils ont décidé de jouer collectif, pour frapper vite et fort en mutualisant leurs doses, leurs moyens humains et matériels. 

Ce samedi, ils ont dédié une journée entière à la vaccination dans le cabinet de Luc Burski. Il faut dire que même si ils n'en sont qu'à leurs premières piqûres, la mécanique est bien huilée. Une secrétaire s'occupe de la partie administrative, tandis que dans deux salles de consultations médecins et infirmière ou interne en médecine s'activent. Le médecin s'occupe du questionnaire, "avez-vous déjà eu le covid-19 ? Avez-vous été cas contact récemment ? Êtes-vous enceinte ?". Pendant ce temps l'infirmière vérifie la tension et la température. Un petit tampon d'alcool, l'aiguille pique, "quasi indolore" plaisante le patient, qui va ensuite attendre 15 minutes dans la salle voisine. 

" Ça ne pourrait pas être fait au fil de l'eau dans un cabinet médical" - Dr Daniel Paris

" S'il y avait quelque chose il le signale et on jette un œil" explique Daniel Paris le docteur. Il faut dire qu'ici en cas d'urgence les deux médecins et les deux infirmières peuvent réagir, tous les produits sont à disposition comme l'adrénaline par exemple. Il y a également un défibrillateur. D'habitude Daniel Paris est médecin vasculaire, il n'a donc jamais à vacciner en temps normal, il a donc décidé de mutualiser les dix doses qu'il a reçues : "Elles doivent être utilisées dans les quelques heures qui suivent ( six heures une fois le flacon ouvert ) ", impossible dès lors selon lui de vacciner "au fil de l'eau dans un cabinet médical avec un moment une vaccination, un moment une consultation pour de la tension, un moment pour autre chose". "C'est aussi très lourd sur le plan administratif. Pour chaque patient il faut imprimer un certificat d'éligibilité et un certification de vaccination" complète Luc Burski.

Une fois le flacon ouvert, les dix doses d'Astra Zénéca doivent être administrées dans les six heures.
Une fois le flacon ouvert, les dix doses d'Astra Zénéca doivent être administrées dans les six heures. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Cette mutualisation permet un effet "amplificateur" explique Daniel Paris qui souligne aussi l'engagement des infirmières qui viennent sur leur temps libre "gracieusement prêter main forte ". La mutualisation est également bénéfique pour les patients pour qui le rendez-vous est rapide. "C'est mon médecin qui m'a dit de me tourner vers eux" explique Michel, qui tentait depuis un mois de trouver une place sur internet dans le Centre de Vaccination de la ville. En quelques jours il a obtenu son rendez-vous. Pour ce sexagénaire atteint de BPCO ( bronchopneumopathie chronique obstructive), considéré comme à risques, c'est donc un soulagement. "Moi, je suis une personne qui n'a pas le droit d'attraper le covid ! Je vis avec une petite crainte, alors c'est une assurance d'avoir moins de chance de l'attraper". Comme lui, une centaine de personnes ont reçu leur première injection du vaccin Astra-Zénéca ce samedi. Elles ont déjà leurs rendez-vous de fixé pour la deuxième injection.

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