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Séparatisme islamiste : "le mot est trop fort" réagit un spécialiste des banlieues

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Par , France Bleu Paris

Le militant associatif de Seine-Saint-Denis Erwan Ruty salue les premières annonces d'Emmanuel Macron pour lutter contre le "séparatisme islamiste". Mais s'il ne nie pas certaines dérives, ce spécialiste des banlieues estime surtout que l'Etat doit redonner une vraie place à ces populations.

Erwan Ruty publie ce jeudi "Une histoire des banlieues françaises".
Erwan Ruty publie ce jeudi "Une histoire des banlieues françaises". © Radio France - Nicolas Olivier

Au lendemain de l'annonce par Emmanuel Macron d'une série de mesures censées permettre de lutter contre les dérives islamistes dans les quartiers populaires, le spécialiste des banlieues Erwan Ruty a réagi mercredi sur l'antenne de France Bleu Paris.

"C'est une bonne chose qu'enfin un Président de la République prenne position sur ces questions-là de manière claire et pas trop clivante. C'est un terrain assez sensible donc il est utile de ne pas jeter l'opprobre sur une partie de la population française." 

D'ailleurs mardi à Mulhouse, le chef de l'Etat a martelé qu'un plan contre l'islam serait "une faute profonde". L'Elysée qui a été jusqu'à inventer l'expression de "séparatisme islamiste", préférée au concept de communautarisme jugé trop flou. Un changement sémantique qui ne satisfait pas notre invité. "Séparatisme c'est un mot très fort, un peu trop fort à mon avis. Un certain nombre de gens désapprouvent le récit dominant de la République." Le militant associatif dit ne pas connaître de quartiers abandonnés aux mains des islamistes.

Des dérives communautaires "marginales"

Pour Erwan Ruty, le communautarisme "est une réalité, mais c'est le reflet du repli sur soi dans l'ensemble de la société française. (...) Cette espèce de rêve d'une société islamique touche assez peu de monde, c'est assez marginal. 

Ce n'est pas l'intégration qui fonctionne moins bien, mais le vrai problème c'est que ces banlieues n'ont plus de place dans le paysage productif français. Il y a ceux -qui sont majoritaires- et qui vont travailler dans les centres-villes et les autres qui restent dans la cité et qui soit tiennent le mur soit vont essayer de faire du lavage de cerveau.

L'auteur d'un historique des banlieues françaises à paraître ce jeudi estime que les mesures annoncées par le chef de l'Etat sont "tout à fait nécessaires mais ça ne résoudra qu'une toute petite partie du problème. Ce qui est important c'est de redonner un espoir aux gens. Il faut redonner à ces populations une place au cœur de la société française. Les banlieues doivent prendre toute leur place dans la transition écologique."

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