Société

Septième semaine de conflit chez Sanofi Ambarès près de Bordeaux

Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde mercredi 8 avril 2015 à 18:13

Le site Sanofi d'Ambarès

Le mouvement a démarré le 23 février à l'appel de la CGT. Il porte sur une prime d'incommodité dont le calcul a été revu en début d'année et il consiste en une à deux heures de débrayage dans l'atelier production des médicaments.

La CGT de Sanofi d'Ambarès devrait se porter en tête du cortège interprofessionnel public et privé qui manifestera à partir de 10h30 ce jeudi à Bordeaux. Depuis le 23 février , ils sont 35, selon la direction de Sanofi Ambarès et 80 selon la CGT, à débrayer une à deux heures par jour , sur les 235 salariés de l'atelier production de médicaments (sur un total de 700 salariés sur le site).

Ils réclament une revalorisation de leur prime d'incommodité , liée à leur exposition à la poussière et au bruit. Elle a été recalculée au début de l'année : divisée par deux pour certains dénoncent la CGT. Un forfait a été institué par la direction, alors que c'était auparavant déclaratif (selon le nombre d'heures d'exposition déclarées par le salarié).Cette prime est un symbole explique la CGT. Plus globalement, ce sont de vrais investissements pour protéger la santé des salariés dans l'usine d'Ambarès qui sont réclamés , au lieu de servir chaque année largement les actionnaires, selon Fabrice Fargeaudou.

"c'est la goutte d'eau" pour Fabrice Fargeaudou

Au micro de France Bleu Gironde, un salarié qui travaille dans l'atelier de fabrication des médicaments (Maxilase, Magné B6 ou Plavix) depuis 11 ans chez Sanofi Ambarès dit craindre pour sa santé .

"pourquoi on s'userait la santé?" un salarié de Sanofi Ambarès

La direction de Sanofi à Ambarès, parle de "revendication déconnectée de la situation locale" et explique que la fameuse prime pointée du doigt, a, selon, le nouveau calcul, augmenté pour 46% des 235 salariés concernés.

La direction de Sanofi Ambarès ajoute que ces débrayages, ont eu pour conséquence, un ralentissement de 20% de la production en mars .