Société

Servez-vous, c’est gratuit : une gratiferia s’est tenue à Dijon

Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne et France Bleu dimanche 6 novembre 2016 à 19:58 Mis à jour le dimanche 6 novembre 2016 à 20:01

L'un des stands les plus prisés de la grafiteria : celui des vêtements
L'un des stands les plus prisés de la grafiteria : celui des vêtements © Radio France - Jacky Page

Les associations Alternatiba et Hissez Haut ont organisé ce dimanche 6 novembre 2016 une zone de gratuité éphémère, sorte de vide grenier où tout est gratuit, dans le quartier dijonnais de la Fontaine d’Ouche.

Le saviez-vous ? Chaque Français détiendrait en moyenne chez lui 71 objets dont il ne se sert plus. Partant de ce constat, depuis quelques années, un système baptisé "gratiferia" s'est développé. Gratiferia, c’est un néologisme en langue espagnole, que l’on pourrait traduire par "foire gratuite". On appelle cela aussi une zone de gratuité éphémère.

Le principe consiste à apporter des objets dont on n'a plus l'utilité, afin que d'autres puissent en profiter, et on peut repartir avec ce que d'autres ont amené. Le tout gratuitement, dans l'objectif d'éviter le gaspillage, et de redonner une seconde vie aux objets, plutôt que de les jeter. Chacun est libre d'amener quelque chose ou pas.

Ce dimanche dans la salle Lucie et Raymond Aubrac à la Fontaine d’Ouche, les objets sont déposés sur des tables, par thèmes, cuisine, vêtements, bibelots, livres, outillage, et jouets. Colette, une retraitée, est venue avec un gros sac contenant tout un bric-à-brac, une housse de canapé, des vases, des plateaux en osier, un rideau. « Ça tenait de la place, explique-t-elle, et puis je suis contente d’en faire profiter quelqu’un ».

Elle repartira les mains vides, contrairement à d’autres visiteurs qui trouvent leur bonheur parmi les divers objets proposés. Une jeune femme vient de dénicher un vêtement de pluie : "J'en avais besoin !"" En cette journée pluvieuse, ça tombe bien.

Un quota de cinq objets par personne

« On a limité à cinq par personne la quantité d’objets qu’on peut prendre, pour éviter que certains ne se servent trop », explique Christelle Janus, membre de l’association Hissez Haut. Un visiteur s’étonne du dispositif qu’il découvre et le trouve perfectible : « il faudrait que chacun soit tenu d’apporter quelque chose afin que ce soit une vraie bourse d’échange, et il y aurait ainsi davantage de marchandises ».

A la fin de la journée, pas de gaspillage : une autre association est venue récupérer tous les objets qui n’avaient pas trouvé preneur.