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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "Si je travaille c'est pour le bien de tout le monde", le quotidien des femmes de ménage

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

Si les mesures barrières sont à respecter sur tout le territoire national pour limiter la propagation du Covid-19, les sociétés de nettoyage pour les particuliers et les entreprises abattent un travail considérable dans des conditions pas toujours évidentes. Et un maître mot : la désinfection.

Femmes de ménage (illustration)
Femmes de ménage (illustration) © Maxppp - Thierry THOREL

Elles sont aussi, à leur façon, des héroïnes du quotidien. Comme le personnel soignant, les femmes de ménage ne chôment pas depuis le début du confinement. Notamment celles qui passent au quotidien dans les entreprises. Et comme le personnel soignant là encore, certaines femmes de ménage prennent des risques en allant travailler. En Mayenne, par exemple, elles ont dû s'adapter.

Parfois en blouse, avec un tablier ou une charlotte sur la tête, Isabelle* passe un peu plus de temps dans certaines entreprises de l'agglomération lavalloise pour nettoyer les bureaux mais surtout pour désinfecter. "Tout ce que les gens touchent. De la poignée de porte à la brosse dans les toilettes, en passant par les claviers d'ordinateurs et les écrans. C'est pénible, mais au moins je ne reste pas à la maison, je ne suis pas confinée, je vois du monde et je gagne de l'argent", positive la quinquagénaire. 

"Si je continue à travailler, c'est pour le bien de tout le monde"

De son côté, Christelle* travaille pour un des leaders européens des sociétés de nettoyage. Elle ne dispose pas tout le temps d'un masque ou de gant depuis le confinement. "J'ai refusé certains chantiers car je ne me sentais pas assez protégée. J'ai des enfants à la maison donc il faut que je les préserve du coronavirus. Si je continue à travailler, c'est pour le bien de tout le monde", explique cette professionnelle. 

Certains responsables d'entreprises de nettoyage ont beaucoup de mal à se faire livrer les produits pour désinfecter, en raison de ruptures de stock. Jean-Luc Vallée dirige la PME La Mayennaise : "Il faut d'abord déjà trouver les équipements, les masques, les gants. Je me suis même demandé au début du confinement si j'autorisais deux personnes à circuler dans un même véhicule". Trois de ses sept salariés sont actuellement en chômage partiel. 

* Les noms ont été volontairement modifiés. 

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