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Société

Simulation d'accident réussie sur le site GDH de Frontignan

vendredi 6 avril 2018 à 11:37 Par Elena Louazon, France Bleu Hérault

Un exercice de simulation d'accident industriel Seveso a eu lieu jeudi sur le site de l'entreprise GDH de Frontignan-La Peyrade (Hérault). L'occasion pour les services concernés de tester leur coordination.

L'ensemble des services de secours de l'Hérault ont participé à la simulation
L'ensemble des services de secours de l'Hérault ont participé à la simulation - SDIS 34

La Peyrade, Frontignan, France

Une cuve pleine d'hydrocarbures qui prend feu au point de devenir onctrôlable, c'est le scénario d'un exercice de simulation d'accident qui a eu lieu jeudi sur le site industriel de GDH à Frontignan. Un centre opérationnel départemental a été installé dans les locaux de la préfecture de l'Hérault à Montpellier pour suivre les interventions.

Un test grandeur nature

Vers 14h les sirènes retentissent une première fois. Un périmètre de sécurité est mis en place à l'aide de barrières. La D612 est coupée dans la foulée pour permettre la progression des pompiers vers le site de GDH, les voies ferrées et les ponts sont bloqués.

Quatre-vingt pompiers sont mobilisés sur place pour éteindre l'incendie qui a pris dans les 600 mètres cubes d'hydrocarbure.

Pompiers, policiers, agence régionale de santé (ARS), recteur d'académie, direction des routes, sont tous présents au centre opérationnel de la Préfecture. Tous les yeux rivés vers un écran qui détaille l'avancée des opérations en direct, mais l'ambiance reste détendue

Vers 15h, l'ordre d'évacuation des campings alentours est donné. Les rares vacanciers présents sont emmenés à quelques kilomètres, hors de la zone de danger. Un ordre de confinement est envoyé aux écoles et EHPAD de la région, mais sans obligation de suivi dans le cadre de l'exercice. 

Puis les ingénieurs santé de l'ARS entrent en scène. A l'aide de d'analyses et de calculs ils cherchent à connaître les risques sanitaires liés à un incendie d’hydrocarbures pour la population alentour. 

Le scénario se déroule sans imprévu, à peine 2h30 après le début de la simulation, l'incendie fictif est éteint. Dans la réalité, la même opération aurait pris des heures

Des points à améliorer

L'exercice visait à évaluer le nouveau plan de sécurité du site, établi il y a quelques mois. Il s'agissait de tester la réactivité des différents services mobilisés, ainsi que leur capacité à travailler ensemble. 

Opération réussie, d'après les différents acteurs présents. "Nous allons faire le bilan dans quelques jours, mais à chaud, les retours sont très positifs. Tous les acteurs ont réagi de manière rapide et adaptée", se réjouit Mahamadou Diarra, le directeur de cabinet du préfet. 

Autre bénéfice : habituer les citoyens à réagir en situation d'urgence. "Chaque citoyen doit prendre conscience du danger et de l'environnement dans lequel il évolue, explique le commandant des pompiers Raphaël Du Boullay. Pour ça il faut connaître les risques et les postures à adopter : écouter les médias, les réseaux, sur lesquels des consignes sont diffusées."

Avec le retour d'expérience, le plan d'urgence pré-établi va être modifié. Jeudi, en dépit des barrières de sécurité et des consignes diffusées, des individus se sont introduits dans le périmètre de sécurité. La mairie de Sète et des communes proches ont proposé de rendre disponibles les policiers de leurs communes en renfort pour que la situation ne se reproduise plus.