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Société

Exercice de sécurité sur un des sites Seveso de Montoir-de-Bretagne ce jeudi

jeudi 31 janvier 2019 à 3:00 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Un exercice de sécurité a lieu ce jeudi matin à Montoir-de-Bretagne, à l'entreprise Yara, l'un des 16 sites Seveso "seuil haut" de Loire-Atlantique et de Vendée. Où sont-ils ? Comment réagir en cas d'accident ? Nous répondons à ces deux questions.

Des exercices ont lieu régulièrement sur les sites Seveso, comme ici dans l'Est de la France
Des exercices ont lieu régulièrement sur les sites Seveso, comme ici dans l'Est de la France © Maxppp -

Montoir-de-Bretagne, France

Un exercice de sécurité grandeur nature a lieu ce jeudi matin à Montoir-de-Bretagne. Un accident industriel doit être simulé au sein de l'entreprise Yara - qui fabrique des engrais - pour tester à la fois le dispositif de sécurité au sein de l'usine et le dispositif d'alerte pour les gens qui se trouvent autour.

20.000 élèves et enseignants confinés

Les sirènes vont donc retentir et les élèves et les enseignants de 88 établissements scolaires, soit 20.000 personnes, vont être confinés.  France Bleu Loire Océan participe aussi à cet exercice : nous allons relayer les messages d'alerte et d'informations à la population.

Des plans de secours, comme celui testé ce jeudi matin, il y en a pour tous les sites Seveso de "seuil haut", les plus dangereux. Des sites au nombre de 16 sur nos deux départements de Loire-Atlantique et de Vendée. 

Une quinzaine de sites Seveso en Loire-Atlantique et Vendée

La très grande majorité de ces sites Seveso se trouve en Loire-Atlantique, dans le secteur de Donges et de Montoir-de-Bretagne. Il y a la raffinerie Total (la deuxième plus grande de France), il y a aussi le terminal méthanier, des sites de stockage de gaz, de carburants (à Piriac-sur-Mer et La-Chapelle-Launay) et des fabricants d'engrais comme Yara. Il faut y rajouter la centrale électrique de Cordemais, l'usine de produits chimiques de Saint-Herblain, celle de produits agropharmaceutique de Mésanger (assimilés aux pesticides) et les explosifs de Riaillé. Au total, on est à 13 sites Seveso avec un risque élevé en Loire-Atlantique et 30 communes où il y a un danger immédiat en cas d'accident.  

Les communes concernées par un risque immédiat en cas d'accident industriel sur un site Seveso "seuil haut" - Aucun(e)
Les communes concernées par un risque immédiat en cas d'accident industriel sur un site Seveso "seuil haut" - Préfecture de Loire-Atlantique

Deux accidents qui ont marqué la mémoire des Nantais

La Vendée compte beaucoup moins de sites Seveso "seuil haut". Il y en a seulement trois : Butagaz à L'Herbergement, des déchets industriels à Saint-Cyr-des-Gâts et des feux d'artifice à Chaillé-sous-les-Ormeaux. Jusque-là, aucun accident majeur n'a eu lieu dans le département. En revanche, à Nantes, il y en a eu deux : un nuage de gaz provoqué par la décomposition de 850 tonnes d'engrais, en 1987 - 39.000 personnes avaient du être évacuées - et l'explosion dans un dépôt de carburants, à Saint-Herblain, en 1991.

La sirène pour alerter en cas d'accident industriel

Pour limiter, au maximum, les conséquences en cas d'accident, des plans de secours sont donc mis en place. Les sirènes retentissent avec un son long et spécifique, qui monte et qui descend. C'est le signal qu'il faut vite se mettre à l'abri. Pas question d'aller chercher les enfants à l'école par exemple. De toute façon, les routes seront coupées et les élèves seront confinés dans leurs établissements.

C'est ce que tout le monde doit faire : s'enfermer dans un bâtiment, bien fermer les portes et les fenêtres, boucher les aérations. Surtout, il ne faut pas rester dans sa voiture, ça ne protège pas assez, et, si on voit un nuage toxique qui arrive sur nous quand on est dehors, il faut partir sur le côté pour qu'il nous croise plutôt qu'il nous dépasse. 

Le réflexe : écouter France Bleu 

Ensuite, une fois à l'abri, le premier réflexe, c'est d'écouter la radio. Nous, France Bleu Loire Océan, c'est notre mission de vous donner des informations s'il y a un accident industriel. Jusqu'à ce que vous entendiez une autre sirène : un son continu, celui-là, pour dire que l'alerte est terminée.