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Société

Situation tendue autour du centre d'accueil pour jeunes migrants à Saint-Agnès

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Par , France Bleu Azur

La préfecture des Alpes-Maritimes a retiré l'arrêté d'interruption de travaux pris par le maire de Sainte-Agnès le 24 juillet. Le centre pourrait ouvrir fin août et accueillir une cinquantaine de migrants mineurs.

Le village de Saint-Agnès à 10 km de Menton
Le village de Saint-Agnès à 10 km de Menton © Maxppp - PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPP

Sainte Agnès, France

C'est un dialogue de sourd entre la préfecture, le département et le maire de Sainte-Agnès à propos du centre Orméa. Cet ancien centre de vacances situé dans la commune rurale, à 10 km de Menton, doit accueillir, selon le maire Albert Filipi, "56 migrants dans les prochains jours. Des travaux sont en cours à l'intérieur de cet ancien centre de vacances, en toute illégalité" répète l'élu. "Pour rénover le centre de vacances, fermé depuis 10 ans, il fallait une autorisation que n'a pas eu le département". La préfecture lui a donné tort en retirer son arrêté d'interruption de travaux, qui n'a pas été pris dans les règles selon les services de l'Etat. 

Le maire de Sainte-Agnès dénonce un passage en force du département et de l'Etat 

Le maire a saisi la justice, le Tribunal de grande instance de Nice, en dressant des procès verbaux, mais craint que les autorités passent en force. Le département prend en charge les mineurs isolés, et héberge actuellement 433 exilés dans des centres, appartements, chambres d'hôtels ou au Crous, des chambres qu'il faudra là libérer le 25 août avant l'arrivée des étudiants. Le département explique qu'il a agi sur réquisitions de l'Etat et cherche depuis plusieurs mois une solution pérenne d'accueil des mineurs. La directrice de l'enfance au département a confié à l'agence France Presse que le centre de Sainte-Agnès "était adapté à l'accueil des mineurs"ajoutant que le "projet était réfléchi", prévoyant des navettes pour descendre les jeunes, en formation,  alors que sur le littoral les "dispositifs sont saturés".

Le maire de Sainte-Agnès met en avant le fait qu'il ne dispose "pas de police municipale". La route est accidentogène et s'il y a un accident, Albert Filipi souligne qu'il est "responsable pénalement". 

Un centre de mise à l'abris ou d'accueil des mineurs ? 

Le flou demeure sur la finalité réelle de ce centre et le type de public qui y sera accueilli. Le collectif Tous Citoyens! croit savoir que le centre servira à faire de la mise à l'abri. C'est à dire que les migrants y seront accueillis quelques jours, le temps d'évaluer leur minorité. "S'ils sont reconnus mineurs, on ignore comment ils seront pris en charge dans le village, si des psychologues les accompagneront..." s'interroge David Nakache, porte-parole du collectif. Pour ceux qui seront reconnus majeurs, le collectif craint qu'ils aient du mal à faire valoir leurs droits "pour cela il faut faire une demande d'asile à la plateforme d'accueil ou saisir le tribunal pour enfants à Nice" souligne David Nakache.