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Société
Dossier : Incendie de Notre-Dame

Six mois après l'incendie de Notre-Dame de Paris, où en sont les travaux ?

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Six mois après l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, l'extérieur de la cathédrale semble ne pas avoir changé. Les travaux avancent pour assurer la stabilité de l'édifice, mais la reconstruction à proprement parler ne devrait pas commencer avant cinq ou six mois, un an après l'incendie.

Six mois après l'incendie qui a ravagé la cathédrale, le préfet d'Île-de-France assure qu'il n'y a "pas de retard majeur" sur les travaux.
Six mois après l'incendie qui a ravagé la cathédrale, le préfet d'Île-de-France assure qu'il n'y a "pas de retard majeur" sur les travaux. © Radio France - Rémi Brancato

Paris, France

15 avril 2019, Notre-Dame de Paris est ravagée par les flammes. Six mois après, le parvis de la cathédrale reste fermé au public à cause de la pollution au plomb et de l'extérieur, difficile de se rendre compte de l'avancée des travaux pour reconstruire l'édifice. 

39 entreprises différentes travaillent sur le chantier de Notre-Dame. Malgré l'interruption des travaux au mois d'août pour assurer la sécurité des ouvriers vis-à-vis de la pollution au plomb, Michel Cadot, le préfet de la région Île-de-France, assure qu'il n'y a "pas de retard majeur." Des sanitaires de décontamination ont été installés sur le chantier pour les ouvriers. Pour l'instant, 80 compagnons travaillent sur Notre-Dame. D'ici janvier 2020, il devrait y avoir jusqu'à 240 personnes grâce à des installations de décontaminations supplémentaires sur le parvis. 

Stabiliser et protéger la cathédrale

Ces six premiers mois de travaux se sont donc concentrés sur la consolidation et la protection de Notre-Dame. Un plancher recouvre désormais la nef, le chœur et les deux transepts, appuyés sur les murs de la cathédrale, au-dessus des voûtes hautes de la nef. Ces voûtes hautes ont d'ailleurs été bâchées, le tout pour protéger Notre-Dame des intempéries. 

Les premiers travaux de stabilisation de la cathédrale sont terminés. Plusieurs pignons (le haut de la façade) ainsi que deux piliers de la nef sont renforcés. Les arcs boutants du chœur et du côté nord de la nef sont soutenus par des charpentes provisoires. Ceux du côté sud de la nef et de la croisée du transept doivent l'être prochainement. Des filets sont installés sous les voûtes de la nef, du chœur et du transept : "nous ne sommes toujours pas à l'abris de chutes de pierre" précise le préfet. 

Un robot a retiré la très grande majorité des décombres restés au sol. Comme ils sont contaminés au plomb, un protocole est mis en place pour contrôler ces déchets, enfermés dans des sacs étanches.

Encore des opérations complexes avant d'entamer la reconstruction

Le préfet assure que les opérations effectuées en six mois représentent la majeure partie des travaux de sécurisation nécessaires, mais ils restent deux étapes importantes.

La cathédrale n'est pas encore absolument stable : il faut terminer d'installer des tirants métalliques (des câbles ou des barres) pour soutenir la nef. 

L'opération la plus complexe réside dans le démontage de l'échafaudage qui surplombe encore la cathédrale. Installé pour réaliser des travaux sur la flèche avant l'incendie, il est très fragilisé. Surtout, coincé à la croisée du transept, il menace toujours Notre-Dame d'effondrement. Les ouvriers vont devoir le démonter morceaux par morceaux. Les cordistes devront aussi vaporiser le moindre tube de cet échafaudage pour éviter toute projection de plomb. 

Cette opération durera quatre à cinq mois minimum estime la préfecture. "On voudrait aller très vite, encore plus vite mais sur un chantier d'une telle ampleur, la seule règle, c'est la méthode" affirme Michel Cadot.  La mise en sécurité complète de Notre-Dame de Paris devrait être effective pendant le second semestre 2020. La cathédrale pourra enfin sortir de l'arrêté de péril et la phase de reconstruction pourra commencer. 

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