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Société

Six mois des gilets jaunes en Indre-et-Loire : "Ce mouvement est rentré dans l'Histoire"

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Par , France Bleu Touraine

Qui aurait cru qu'on en serait encore là le 17 novembre dernier ? Ce vendredi, cela fait six mois que le mouvement des gilets jaunes a débuté. Six mois que des manifestations sont organisées tous les samedis dans toute la France pour réclamer globalement plus de pouvoir d'achat.

"Quand on est au ras du sol, il faut continuer à se battre" - Jean-Philippe, un gilet jaune de Bléré
"Quand on est au ras du sol, il faut continuer à se battre" - Jean-Philippe, un gilet jaune de Bléré © Radio France - Pierre-Antoine Lefort (Photo d'archive 12 janvier 2019)

Indre-et-Loire, France

Malgré les différentes annonces d'Emmanuel Macron, et bien que le mouvement s'essoufle un peu depuis quelques semaines maintenant, avec de moins en moins de monde dans les rues, les gilets jaunes tourangeaux se disent toujours aussi déterminés. 

"Quand on est au ras du sol, il faut continuer à se battre" - Jean-Philippe, gilet jaune

Jean-Philippe se décrit comme un ouvrier. Un jeune homme de 23 ans qui se retrouve à découvert le 15 du mois malgré son emploi de cloturiste. C'est ça qui l'a poussé à mettre un gilet jaune à Bléré il y a six mois, ça et aussi la situation de ses parents qui galèrent avec leurs pensions de retraite. "Un caddie complet il y a10 ans, il était rempli à ras bord pour 100 euros. Aujourd'hui, vous achetez pour 100 euros, c'est rempli qu'à moitié. Et encore, faut acheter de la sous marque ! Quand on est au ras du sol, quand on peut plus vivre, il faut continuer à se battre". 

Lui n'a pas du tout été convaincu par les annonces d'Emmanuel Macron, pas plus que Suzy. "S'il veut vraiment faire quelque chose pour les gens, au lieu de donner de l'argent aux grands financiers, peut-être qu'il pourrait diminuer les taxes sur l'essence. Je vois pas pourquoi on essaye pas d'aller sur des leviers qui soulageraient la population". 

D'autres moyens d'action envisagés

Suzy ne fréquente plus les ronds-points de Chinon depuis quelques mois, et les injures antisémites contre Alain Finkelkraut. Cela ne veut pas dire qu'elle est satisfaite du gouvernement, elle revendique simplement d'autres moyens d'action. "J'incite les gens à aller voter autour de moi. Pour n'importe qui, mais pas pour LREM qui nous a pris vraiment pour des idiots!" De son côté, Richard, qui a lui aussi pris de la distance avec les gilets jaunes de Noyant-de-Touraine, appelle ses anciens camarades à jouer un rôle de médiation, entre syndicats, politiques et citoyens, pour aboutir enfin à de vraies solutions.

Nadia est gilet jaune de la première heure. Elle n'a raté aucun samedi de manifestation, que ce soit dans sa ville, Tours, mais aussi à Paris ou encore à Nantes. Et elle ne compte pas s'arrêter là, pas tant qu'elle ne s'estimera pas vraiment entendue.

"Ce mouvement, il est juste, il est rentré dans l'Histoire"

Les gilets jaunes, toujours mobilisés aujourd'hui, envisagent maintenant d'autres actions, comme un blocage des lieux économiques du pays. Une piste toujours en réflexion.