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Société

SNCF : grève du nettoyage dans les gares du Nord de l’Ile-de-France

mardi 21 novembre 2017 à 18:20 Par Émilie Defay, France Bleu Paris et France Bleu

Les agents chargés du nettoyage des 75 gares du réseau Paris-Nord sont en grève depuis le 2 novembre. Sur les quais, les poubelles débordent et les déchets s'entassent.

La gare de Saint-Denis, comme 74 autres gares du réseau Paris-Nord, est touchée par la grève des agents de nettoyage depuis le 2 novembre
La gare de Saint-Denis, comme 74 autres gares du réseau Paris-Nord, est touchée par la grève des agents de nettoyage depuis le 2 novembre © Radio France - Emilie Defay

Île-de-France, France

Les images sont les mêmes dans toutes les gares du réseau Paris-Nord (lignes B, D, H et K). Des poubelles remplies à ras bord et des détritus qui s'amoncellent sur les quais, jusque dans les escaliers et les souterrains. La grève des agents du nettoyage, entamée le 2 novembre, se voit. La quasi-totalité des salariés (107 personnes) a cessé le travail depuis qu'ils ont changé d'employeur : la société H. Reinier (filiale du groupe Onet), qui a remporté l'appel d'offre de la SNCF.

Selon un salarié qui souhaite rester anonyme, le nouveau prestataire a voulu changer les contrats de travail dès son arrivée, sans concertation avec les salariés. "On fait le même travail, les mêmes horaires, on travaille dans les mêmes gares et du jour au lendemain, nos contrats de travail changent. Mais de quel droit?". Les grévistes demandent notamment que tous les salariés bénéficient de la même convention collective. Une revendication accordée par la direction d'Onet lundi au bout de 20 jours de conflit.

Les mêmes conditions pour tous les salariés

Pourtant, le conflit continue car la direction n'a pas répondu aux autres revendications. Les grévistes réclament notamment la même prime panier pour tous. Certains touchent 4 euros, d'autres 1,90 euros. Une différence de taille pour ces salariés payés au SMIC, qui travaillent dans des conditions difficiles et pour qui vingt jours de grève représentent un énorme sacrifice. "On est obligé de tenir, on n'a pas d'autres choix, on est maltraité. On travaille dans des locaux insalubres, la sécurité n'est pas bonne. On tient parce qu'on peut pas continuer à travailler dans la misère", témoigne un salarié qui cumule 34 ans de service.

En attendant la résolution du conflit, les usagers dénoncent l'état des gares. A Saint-Denis mardi, une femme se plaint auprès de l'agent d'accueil : "quand est-ce que vous allez nettoyer? Cela devient dangereux. Hier, j'ai glissé sur une peau de banane". La SNCF, mécontente de la situation, indique qu'un plan de continuité d'activités a été demandé à ONET, qui fait intervenir du personnel non gréviste dans les gares les plus sales.