Société

SNCF : le bac menacé par la grève

France Bleu vendredi 13 juin 2014 à 8:13 Mis à jour le vendredi 13 juin 2014 à 12:23

Frédéric Cuvillier, secrétaire d'État aux Transports
Frédéric Cuvillier, secrétaire d'État aux Transports © MaxPPP

Le secrétaire d'Etat aux Transports Frédéric Cuvillier a estimé vendredi que les premières épreuves du baccalauréat pourraient être menacées par la grève des cheminots. Le bac doit commencer lundi, et les syndicats pourraient prolonger leur mouvement la semaine prochaine. Si c'est le cas, le gouvernement est prêt à accorder une heure de plus aux élèves pour terminer les épreuves.

La grève à la SNCF va-t-elle perturber la fameuse épreuve de philo du baccalauréat, lundi ? Alors que les premières négociations entre le secrétaire d'Etat aux Transports et les syndicats ferroviaires n'ont pas abouti à un accord, la menace d'un prolongement de la grève jusqu'à lundi – voire plus – plane sur l'organisation des épreuves du bac .

"Oui, je pense que compte tenu des positions qui ont été prises, y compris la journée du Bac se trouve être menacée par les positions de deux syndicats sur l'ensemble des syndicats de la SNCF" , a déclaré M. Cuvillier au micro de France Info.

Lundi, 687.000 candidats au bac sont censés commencer les six jours d'épreuves écrites. Mais tous les lycéens ne passent pas le bac dans leur propre lycée , et doivent se déplacer, parfois en train, jusqu'à leur centre d'examen. 

Du temps supplémentaire en fin d'épreuve en cas de retard lié à la grève

Benoît Hamon, qui "espère que les conditions d'acheminement des candidats soient normales ", va autoriser des retards plus importants qu'habituellement : selon les règles normales de l'examen, un candidat peut arriver en retard jusqu'à une heure après le début de l'examen, mais il ne dispose pas de temps supplémentaire en fin d'épreuve. Si la grève est prolongée lundi, les élèves auront une heure de plus pour rendre leur copie, sans avoir à fournir de justificatif .

"Il est clair que si un candidat devait arriver en retard à cause d'une grève, qui ne lui est imputable en rien, il faut pouvoir aménager les conditions d'examen". — Benoît Hamon, ministre de l'Education nationale

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