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Société

Solidarité et intégration : migrants et jeunes de quartiers jouent ensemble au football à Dijon

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Par , France Bleu Bourgogne

Le foot est un langage universel, qui a permis la rencontre entre 21 jeunes issus de Chenôve et du quartier la Fontaine-d'Ouche de Dijon, avec des jeunes migrants ce mercredi. Une magnifique opération d'intégration bénéfique pour tous, organisée par la MJC des quartiers.

Cinq équipes ont joué en tout
Cinq équipes ont joué en tout © Radio France - Sophie Allemand

Dijon, France

Au squat de l'ancienne CPAM de Chenôve vivent 80 hommes réfugiés en France, qui ont du mal à sortir du quotidien et à rencontrer des gens de l'extérieur. Ce mercredi, ils ont été réunis avec des jeunes des quartiers de Chenôve et Dijon, à l'occasion d'un tournois de football sur la pelouse synthétique de La Fontaine d'Ouche. Ils étaient 21 jeunes en tout, à l'initiative de la MJC de Chenôve et la Maison Phare de la à l'occasion de la deuxième édition du projet "Nous sommes le Monde".

Des équipes mixtes constituées de jeunes qui ne se côtoient pas habituellement 

Les migrants en particulier en situation d'irrégularité sont isolés, et rencontrent rarement des gens en dehors du squat, en dehors des bénévoles. Il y a la barrière de la langue, mais aussi celle des préjugés : "on a pas eu la chance de rencontrer des jeunes, je sais pas ils ont peur de nous, ils veulent pas se rapprocher," raconte Ali, 19 ans, habitant du squat de Chenôve depuis sept mois. 

"Il y a des migrants par ci, des petits français par là, une solidarité entre nous, c'était cool !" - Ali, 19 ans

Ce tournois de foot extirpe le jeune-homme de l'isolement : "le sport c'est un moyen de rencontrer des gens qu'on ne connaissait pas avant, c'est la santé, tout le monde y a droit". Il sort d'un match nul, le sourire aux lèvres :"le match a été magnifique ! Ce sont des équipes mixtes, nous sommes mélangés ... Il y a des migrants par ci, des petits français par là, il y a une solidarité entre nous, c'était cool."

"Le sport, ça représente l'unité" : témoignage d'Ali, jeune réfugié

Ali, 19 ans, concentré en début de match  - Radio France
Ali, 19 ans, concentré en début de match © Radio France - Sophie Allemand

Un projet donnant-donnant : les jeunes des quartiers sont volontaires

Mais cela n'est pas bénéfique que pour les réfugiés, les jeunes des quartiers en sortent valorisés."Cela permet de partager de bons moments et puis même c'est important pour eux ... Comme pour nous ! Cela leur fait plaisir et nous aussi, cela permet de leur montrer qu'on les ignore pas, ce sont des êtres humains," raconte Jamel un jeune venu de Chenôve.

"Cela leur fait plaisir et nous aussi" - Jamel, un jeune de Chenôve

Son copain Youness confirme : "c'est aussi une question de solidarité," explique-t-il. "Car je vois qu'ils galèrent un peu quand ils vont jouer avec des personnes qu'ils ne connaissent pas : il y a des moqueries, ça leur donne une image dévalorisante alors qu'ils ont déjà vécu beaucoup de choses pour venir en France," c'est la deuxième fois que ce garçon de 18 ans se porte volontaire pour un tel projet.

L'équipe au complet - Radio France
L'équipe au complet © Radio France - Sophie Allemand

Pour certains des réfugiés, c'est la première fois depuis leur arrivée en France qu'ils ont pu participer à un vrai match, sur une vraie pelouse loin du goudron du squat. En plus, pour les personnes sans papier, il est impossible d'obtenir une licence pour jouer dans un club. Et après l'effort, le réconfort : la journée s'est terminée par un repas pour rompre le jeûne du ramadan car la plupart sont de confession musulmane avec des citoyens du quartier et l'association SOS refoulement.