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Son père transféré à Brest n'a pas survécu à la Covid-19, un Nîmois rend hommage aux soignants bretons

L'un des patients transférés de Nîmes vers l'hôpital de Brest n'a pas survécu à la Covid-19. Mohammed, 74 ans, est décédé en réanimation jeudi 12 novembre, seize jours après son arrivée en Bretagne. Son fils témoigne de sa gratitude envers le personnel soignant du CHRU.

Le service de réanimation médicale de l'hôpital de la Cavale Blanche, où Mohammed a vécu ses derniers jours.
Le service de réanimation médicale de l'hôpital de la Cavale Blanche, où Mohammed a vécu ses derniers jours. © Radio France - Nicolas Olivier

Mon père était sur ses jambes, il est rentré à l'hôpital et quatre jours après il était intubé à près de 1 000 kilomètres" raconte Maroine Kmiha, dont la famille a dû digérer cette évacuation sanitaire de Nîmes vers Brest (Finistère), le 27 octobre. Mais très vite, cet infirmier du Gard est rassuré de voir que son père est entre de bonnes mains à l'hôpital de la Cavale Blanche.

"J'appelais à 10 heures et 18 heures tous les jours, les infirmiers et infirmières ont toujours pu me répondre et me proposer un temps où elles m'écoutaient et m'informaient sur l'état de santé de mon père. Elles ont été compatissantes, rassurantes. Cette relation de confiance a beaucoup changé ma vision de l'hospitalisation de mon père en réanimation".

Des photos affichées face au lit de réanimation

Maroine raconte que les infirmières tiennent un carnet de bord où elles écrivent chaque jour à leur patient inconscient. Elles proposent des appels en visio lorsque les malades sont en voie de guérison. Malheureusement, l'état de Mohamed Kmiha ne s'est jamais suffisamment amélioré. Il décède le 12 novembre. Lorsque le frère aîné de Maroine vient à son chevet, il découvre que des photos de toute la famille sont affichées sur les murs de la chambre.

ECOUTEZ le témoignage de Maroine Kmiha

Coralie, Marine, Christelle, Jean-Pierre, Freddy...

Le trentenaire du Gard se souvient de chaque professionnel avec qui il a été en contact pendant les dix-sept derniers jours de son paternel. "Ce qui est dommage c'est que j'ai que des noms, je ne connais pas leurs visages. Je suis tombé sur un infirmier, Jean-Pierre, très pédagogue. Un autre garçon, Freddy, pareil. Une Coralie, la première qui s'est occupée de lui pendant trois jours, je pourrais la prendre dans mes bras et l'embrasser tellement elle a su me rassurer. Je peux citer aussi Marine, Christelle, elles ont toutes pris le temps de m'informer."

Ça montre à quel point les Bretons savent accueillir des patients de toute la France

Maroine tient à remercier et à rendre hommage aux soignants du CHRU de Brest : "je ne leur en veux pas, je ne peux pas demander aux réanimateurs de Brest de guérir mon père d'une maladie qui n'existait pas il y a un an. J'espère au moins que son passage aura servi à apprendre un peu plus sur la maladie et la façon de la traiter. Il faut les remercier d'avoir fait le maximum. Je viendrai un jour à Brest, sans doute en 2021, pour les remercier et mettre des visages sur ces noms qui ont accompagné mon père jusqu'à la fin."

Sur la trentaine de patients Covid transférés à Brest, Mohammed est le second à décéder, après le chanteur Christophe le 16 avril.

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