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Coronavirus : l'association SOS Amitié d'Ile de France est débordée par des appels de personnes angoissées

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Par , France Bleu Paris

Le standard de SOS Amitiés sonne en permanence. Dans plus de 90% des cas pour parler du coronavirus et de ses conséquences. Le président de l'Association en Ile de France constate qu'une nouvelle population s'ajoute aux appels habituels. Il était invité de France Bleu Paris ce lundi matin.

Le standard de SOS Amitiés est débordés depuis le début du confinement
Le standard de SOS Amitiés est débordés depuis le début du confinement © Maxppp - Jean-Baptiste-Quentin

Conséquence de l'épidémie du Covid 19 : un afflux d'appels depuis plusieurs semaines dans les permanences de SOS Amitié qui indique que plus d'un quart des appels concerne des personnes en souffrance à cause de l'épidémie et du confinement.
L'association reçoit actuellement plus de 7.000 appels par jour. Un grand nombre appelle pour la première fois. La proportion de personnes âgées, moins à l'aise avec les réseaux sociaux très utilisés pour conjurer l'isolement, "a augmenté par rapport à une période normale", fait savoir l'association.

Jean-Jacques Pirez, Président de SOS Amitiés Paris Ile-de-France, était notre invité ce lundi matin. il établit un double constat : 

Il y a ceux qui appellent régulièrement "nos habitués" dit-il, "quand on appelle SOS amitié une fois, généralement le lien est conservé par la suite. Ceux-là viennent avec leurs problèmes habituels : troubles psychiques, dépression, solitude, problèmes familiaux..." et dans 90% des cas ils parlent du coronavirus, un problème qui s'ajoute à leurs difficultés confie Jean-Jacques Pirez. Il souligne que pour ces personnes-là, le rapport à la mort est exacerbé. 

Autre constat : une nouvelle population contacte SOS amitié, "qui n'était pas susceptible d'appeler auparavant, parce que dans leur vie tout allait plutôt bien". Ils vivent mal le confinement, l'isolation, ils sont angoissés en entendant quotidiennement le nombre de personnes contaminées, le nombre de morts du coronavirus. Ils craignent pour leur vie, celle de leurs proches, ils ont peur du chômage qui pourrait se profiler. Le bouleversement du quotidien, "ne plus avoir la possibilité avec ses voisins ou des collègues de bureau, ne plus pouvoir faire ses courses normalement, etc, ce sont souvent des petites choses mais qui, ajoutées les unes aux autres, perturbent quotidiennement leur mode de vie et les repères habituels". 

Cette seconde catégorie d'appel correspond à des personnes qui ont besoin de partager leur angoisse à des inconnus, "ce qu'ils n'osent pas toujours faire avec leurs proches pour ne pas les inquiéter d'avantage" dit le président de SOS amitié en Ile-de-France.

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