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Société

SOS Méditerranée et Médecins du Monde se forment au secours des migrants en Méditerranée à Concarneau

vendredi 12 février 2016 à 6:22 Par Vianney Smiarowski, France Bleu Breizh Izel et France Bleu

L'équipe médicale de Médecin du monde se forment aux gestes de secours et de survie en mer à Concarneau. Fin février, Médecins du monde et l'association SOS Méditerranée partiront sur un bateau, l'Aquarius, pour la première mission européenne et civile de sauvetage des migrants en mer Méditerranée.

Les membres de Médecins du Monde lors du stage de survie en mer
Les membres de Médecins du Monde lors du stage de survie en mer © Radio France - Vianney Smiarowski

Concarneau, France

Les bénévoles de l'équipe médicale sont formés par le Centre Européen de Formation Continue Maritime. Le CEFCM a décidé de soutenir l'initiative en finançant entièrement la formation des membres de médecins du monde. Coût de la formation : 10 000 euros. "La solidarité des marins ce n’est pas un vain mot. Nous n’avons pas hésité car nous sommes sensibilisés aux problématiques des migrants. Par définition le métier de marin est un métier mondial, international et il n’y a pas de problématique nationale en mer, il n’y a que des problématiques mondiales. Quand quelqu’un appel au secours en mer, on ne lui demande jamais ses papiers. Une personne qui est en mer n’est pas un migrant ou un clandestin, c’est un naufragé, c’est-à-dire une personne à recueillir, une personne à sauver" explique Alain Pomes, le directeur du CEFCM.

Alain Pomes au micro France Bleu Breizh Izel de Vianney Smiarowski

Cette semaine de formation est obligatoire pour que les bénévoles de Médecins du Monde puissent monter à bord du bateau. Ce jeudi, ils ont participé à un exercice de survie en mer. Après avoir enfilé leur combinaison de survie, les six membres de l'équipe de Médecins du Monde plongent dans l'eau à 12 degrés. Après plus d'une heure d'exercice, Maryse, infirmière ressort en grelottant un peu, "j’appréhendais beaucoup et finalement ça s’est bien passé" dit-elle.

Les stagiaires s’apprêtent à sauter à l'eau  - Aucun(e)
Les stagiaires s’apprêtent à sauter à l'eau - Vianney Smiarowski

Les stagiaires sont encadrés par les moniteurs du CEFCM. Céline, une autre infirmière a beaucoup appris de cet exercice. "On a appris à agir en équipe pour avoir une position d’équipe qui puisse nous permettre de résister dans des températures froides. On a aussi appris à faire un radeau si jamais quelqu’un est malade, on fait un radeau en alignant nos corps pour que la personne puisse être dessus. On a appris également à retourner le radeau, cette sorte de bouée avec un fond pour s’abriter" explique-t-elle.

Céline au micro France Bleu Breizh Izel de Vianney Smiarowski

Exercice de survie en mer  - Radio France
Exercice de survie en mer © Radio France - Vianney Smiarowski

La formation du CEFCM se décompose en quatre thèmes : l’apprentissage des techniques de survie, la lutte contre les incendies à bord d’un bateau, l'enseignement médical de base et la mise en sécurité des passagers. Des notions parfois nouvelles même pour des professionnels de la santé comme le raconte le docteur Anne Kamel, la coordinatrice médical de l'équipe médecin du monde sur l'Aquarius. "On connaît les soins médicaux. On pourrait soigner les gens sur le radeau mais par contre ce qu’on ne savait pas c’est comment rejoindre le radeau de sauvetage, comment le gonfler et le retourner. Ça on ne l’apprend pas dans nos formations médicales. Maintenant on saura. Si quelque chose se passait c’est important et même si rien ne se passe, c’est rassurant pour le fonctionnement général de la mission" dit-elle.

Anne Kamel au micro France Bleu Breizh Izel de Vianney Smiarowski

Avoir du personnel médical à bord du bateau c'est essentiel pour Philippe Martinez, capitaine de marine marchande et membre de SOS Méditerranée. En août 2014, il a, de sa propre initiative, sauvé près de 1800 personnes avec son bateau. "Il y avait des gens qui étaient gravement blessés. Certains avaient des balles de Kalachnikov dans le corps, les blessures étaient en train de pourrir. Il y avait des gens qui nécessitaient des amputations. D’autres étaient blessés à coup de machette. Donc oui, il y a vraiment besoin de personnel médical à bord" raconte-le "capitaine solidaire".

Philippe Martinez au micro France Bleu Breizh Izel de Vianney Smiarowski

L'Aquarius, le bateau de la mission de sauvetage de SOS Méditerranée devrait partir le 20 février de Marseille. Il restera en mer autant de temps qu'il y aura des gens qui fuient leur pays sur des embarcations de fortune.