Société

Soudaine-Lavinadière : l'aménagement des vestiges du prieuré du Saint-Sépulcre se fera l'an prochain

Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin dimanche 16 octobre 2016 à 5:00

Pour le moment on en peut voir que ces disgracieuses bâches qui recouvrent le site.
Pour le moment on en peut voir que ces disgracieuses bâches qui recouvrent le site. © Radio France - Philippe Graziani

A Soudaine-Lavinadière en Corrèze, on pourra bientôt visiter les vestiges de l'ancien prieuré de l'ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Le projet d'aménagement entre dans sa phase de réalisation. Les travaux doivent commencer au printemps 2017.

Des bâches recouvrent l'ensemble du site de 1600m2. Mais dessous se cache un trésor archéologique. Il s'agit des vestiges d'un prieuré de l'ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, l'ordre religieux créé par Godefroy de Bouillon après la prise de Jérusalem en 1099. Ils datent du 12ème siècle pour les plus anciens. Un site unique en France. "Les prieurés de l'ordre du Saint-Sépulcre mis au jour sont très rares en France", explique Patrice Conte, archéologue à la DRAC du Limousin qui a dirigé toutes les campagnes de fouilles du site. Et en plus celui-ci a été un établissement majeur de l'ordre, dont le rayonnement allait bien au delà de la Corrèze, de la France d'alors même.

800 000 euros d'investissements

L'aménagement du site est un projet déjà ancien. Et son aboutissement réjouit déjà Josette Nouaille, maire de Soudaine-Lavinadière, qui raconte que "régulièrement des gens viennent se promener ici. Certaines personnes viennent même de loin pour voir le prieuré. Et évidemment elles sont déçues.". Une valorisation touristique est donc plus que bienvenue pour l'élue. Le projet porte sur la consolidation des vestiges les plus intéressants, les autres seront recouverts. Une cheminement piéton jalonné de panneaux informatifs sera créé. Les fresques de l'église attenante, datant de cette époque, seront elles aussi rénovées. Le projet est porté par la communauté de commune Vézère-Monédières et se monte à 800 000 euros, dont une grande partie bénéficiera de subventions de l'Europe, l’État et la Région.

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