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Sougé-le-Ganelon : la quincaillerie Blossier va fermer définitivement le 31 octobre

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Par , France Bleu Maine

C'est un commerce historique des Alpes mancelles qui va disparaitre. La quincaillerie de Sougé-le-Ganelon, fondée en 1867, va baisser le rideau définitivement le 31 octobre. Après 4 générations, l'histoire entrepreneuriale et familiale s'achève, faute de clients.

Jeanne Rabinand-Blossier devant sa quincaillerie. Le commerce fermera définitivement le 31 octobre 2020.
Jeanne Rabinand-Blossier devant sa quincaillerie. Le commerce fermera définitivement le 31 octobre 2020. © Radio France - Julien JEAN

La mort dans l'âme, Jeanne Rabinand-Blossier s'apprête à fermer le commerce, créé par son arrière grand-père il y a plus de 150 ans au cœur des Alpes Mancelles. Le 31 octobre  Samedi 31 octobre, s'en sera fini de la quincaillerie de Sougé-le-Ganelon, victime de la concurrence des grandes enseignes de bricolage et des supermarchés. Ces dernières années, la clientèle s'est érodée et les fidèles insuffisamment nombreux pour sauver la boutique.

Fondée en 1867 par Jean-Pierre Blossier, la quincaillerie à la vitrine en bois vert amande s'est transmise sur 4 générations. Jusqu'à Jeanne, son arrière petite-fille qui a repris la boutique en 1988. "Je suis une sentimentale, c'est difficile pour moi d'être celle qui arrête tout" explique la commerçante que tout le monde appelle Jeannette dans le village. Mais c'était impossible de continuer affirme-t-elle la gorge serrée. "Déjà on ne peut plus en vivre. Le chaland n'est plus là. On trouve de tout dans les grandes surfaces, des outils, la visserie et les gens vont là bas ! En plus, nous on achète les fournitures plus cher donc on doit les revendre plus cher. On ne peut pas lutter, on n'a plus notre place. Faut se faire une raison".     

La caverne d'Ali Baba

L'attachement de la population à ce commerce est pourtant bien réel dans ce village de 900 habitants. L'annonce de la fermeture attriste et certains poussent à nouveau la porte de la quincaillerie comme on visite un musée. "Je passe souvent devant en voiture et là je me suis arrêté" raconte par exemple cet artisan qui admet qu'il ne venait jamais rien y acheter. "Mais cela me touche de savoir que cela va fermer, c'est un bel endroit comme on en fait plus".  Michel, lui venait régulièrement et il se montre déjà nostalgique. "C'était ma caverne d'Ali Baba. On trouvait de tout ici. C'est simple quand on avait besoin de quelque chose, on venait chez Jeannette ! Des clous, un goupillon pour bouteilles, un joint de lavabo, n'importe quoi, on trouvait de tout."

Des commerçants multicartes

La SARL Blossier était d'ailleurs bien plus qu'une simple quincaillerie. Le couple de commerçants artisans aidé de leur fils était aussi plombier, chauffagiste, électricien et cafetier. Un héritage familiale : "On a toujours été un peu touche à tout" explique Jeanne Rabinand-Blossier. "En plus de la quincaillerie, mon arrière grand-père était tisserand et horloger, mon grand-père lui a fait taxi, garagiste et ébéniste. Quant à mon père, il a été ferblantier et chauffagiste. C'était des artistes dans leur genre !

Les clients reviennent déambuler dans la quincaillerie de Sougé-le-Ganelon avant sa fermeture
Les clients reviennent déambuler dans la quincaillerie de Sougé-le-Ganelon avant sa fermeture © Radio France - Julien JEAN

Jeannette aurait aimé que son fils prenne le relais mais elle comprend. Trop difficile, trop de tracas administratifs et pas assez de trésorerie. Alors elle liquide tout, 30% de remise sur l'ensemble des articles. L'activité plomberie chauffagiste est déja arrêtée depuis début septembre. En revanche, le café accolé à la quincaillerie restera ouvert encore quelques années afin de conserver une petite partie de l'histoire familiale.   

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