Faits divers – Justice

Soupçons de dopage : le président du RCT ne décolère pas

France Bleu Provence et France Bleu mercredi 16 septembre 2015 à 10:33

Mourad Boudjellal
Mourad Boudjellal © Max PPP

Mourad Boudjellal l'a confirmé ce mercredi sur France Bleu Provence : le Rugby Club Toulonnais va bien porter plainte contre RTL. La semaine dernière, la radio privée avait insinué que des soupçons de dopages pesaient sur les "Rouges et Noirs". Le président du RCT ne l'a toujours pas digéré.

"Calomniez, calomniez,  il en restera toujours quelque chose", le président du RCT est d'accord avec ce dicton populaire... datant du 17 e siècle.  

Pour Mourad Boudjellal "On n'est pas dans un monde où on peut dire n'importe quoi sur n'importe qui, et puis, comme dans Men In Black, il y a une petite lampe et on oublie tout. Non, quand des choses négatives sont dites, les gens n'oublient pas. Il y a toujours une présomption de culpabilité."

"Pas de fumée sans feu"

Le bouillant président des "Rouges et Noirs" en est persuadé : "Toute notre vie, il y a des gens qui se poseront la question du dopage parce qu'on se dit il n'y a pas de fumée sans feu".

Le patron du RCT est également un citoyen engagé qui n'hésite pas à prendre position.  Il réagit à ce qui fait actuellement débat dans la société française : "J'ai la sincérité de dire que je n'accueillerai pas de réfugiés car les migrants ne sont pas des animaux, on ne les accueille pas chez soi."

"Impôt sur la Solidarité"

En revanche, "dans le contexte politique actuel", Mourad Boudjellal  ne serait "pas choqué" que l'on crée "un impôt sur la Solidarité". Pour lui, il est essentiel de "répartir les richesses sur la planète, pour aider à accueillir les réfugiés. Pour aider aussi à ce qu'il n'y ait pas d'un côté les riches, et d'un côté les pauvres".

"Le hasard de la naissance"

En plus, ajoute-t-il, "ces inégalités sont le hasard de la naissance le plus souvent,  le hasard d'une latitude et d'une longitude sur la terre."

Mourad Boudjellal se dit "prêt à une collaboration en ce sens. Tant qu'on n'aura pas revu ça, il y aura des migrants économiques. Mais c'est vrai, il y a aussi les demandeurs d'asile qui fuient la guerre".