Société

Soupçons de viols en Centrafrique : 14 militaires mis en cause, François Hollande assure qu'il sera "implacable"

France Bleu jeudi 30 avril 2015 à 12:13 Mis à jour le jeudi 30 avril 2015 à 14:50

Des soldats français à Bangui (Centrafrique)
Des soldats français à Bangui (Centrafrique) © Reuters

Au lendemain de la révélation par le quotidien britannique The Guardian d'accusations de viols d'enfants par des soldats français en Centrafrique, les faits se précisent : 14 soldats sont mis en cause dans l'affaire. Jeudi matin, le Président François Hollande a déclaré qu'il serait "implacable" si ces soupçons sont avérés.

"Si certains militaires se sont mal comportés, je serai implacable " : c'est ce qu'a déclaré François Hollande ce jeudi matin, lors d'un déplacement à Brest. Il réagissait à la révélation d'accusations de viols sur des enfants qu'auraient commis des soldats français en Centrafrique, selon une enquête des Nations Unies.

Très peu de suspects identifiés

Mercredi soir, le Parquet de Paris a affirmé, suite à ces révélations, qu'une enquête préliminaire a été ouverte dès juillet 2014 pour viols sur mineurs de moins de 15 ans, et était toujours en cours. C'est un rapport du ministère de la Défense, qui émettait déjà des suspicions, qui avait donné lieu à l'ouverture de cette enquête.

ne source judiciaire a indiqué jeudi que 14 militaires étaient visés dans cette enquête , mais que seule une petite minorité d'entre eux a pu être identifiée. La gendarmerie prévôtale, qui a été chargée des investigations, a effectué un déplacement en Centrafrique pour tenter de vérifier les accusations. 

"Aucune volonté de cacher quoi que ce soit"

Ce jeudi matin, le ministère de la Défense a indiqué travailler de son côté également à "vérifier la vérité " des faits reprochés, et assure qu'il n'a "aucune volonté de cacher quoi que ce soit ". Quelques heures plus tôt, le ministre des Finances Michel Sapin avait lui aussi assuré que "si les faits sont avérés, les sanctions seront d'une grande sévérité parce que ce n'est évidemment pas acceptable ". 

Mercredi, le journal britannique The Guardian a révélé qu'un cadre de l'ONU avait été suspendu la semaine dernière, pour avoir communiqué aux autorités françaises un document faisant état d'une enquête qui accusait plusieurs soldats français d'abus sexuels sur des enfants, pendant les opérations militaires en Centrafrique, entre décembre 2013 et juin 2014. Plusieurs enfants, dont le plus jeune a 9 ans, ont témoigné avoir été abusés en échange de nourriture ou d'argent, ou avoir assisté à ce genre de scènes.