Société

À Sournia, pas de subvention de l'État, pas de caméra

Par Sarah Gilmant, France Bleu Roussillon vendredi 21 octobre 2016 à 20:34

La permanence de la gendarmerie de Sournia est assurée une seule après-midi par semaine
La permanence de la gendarmerie de Sournia est assurée une seule après-midi par semaine © Radio France - Sarah Gilmant

Le maire de Sournia (Pyrénées-Orientales) est en colère. Depuis la fermeture définitive de la gendarmerie, Paul Blanc avait pour projet d'installer plusieurs caméras de surveillance dans le village. La préfecture s'était engagée à lui verser une subvention, mais fait aujourd'hui marche arrière.

À Sournia, il n'y a plus de gendarmerie depuis le mois de juin. Un seul gendarme assure désormais une permanence une fois par semaine, le lundi et uniquement l'après-midi.

La bonne idée était donc de palier l'absence de gendarme par l'installation de caméras de vidéosurveillance dans le village : huit caméras en tout pour surveiller le village pour un budget de plus de 40 000 euros subventionné de moitié par l'État.

Mais aujourd'hui, la préfecture fait machine arrière. Dans un courrier envoyé le 14 octobre 2016 au maire de Sournia, la préfecture explique que le projet "n'apparaît pas prioritaire".

Sans cette subvention, le maire de Sournia, Paul Blanc, ne peut rien faire. Il n'a pas le budget nécessaire pour porter le projet à lui tout seul. La commune se trouve aujourd'hui dans une situation critique et son maire est désemparé.

"Ça démontre une fois de plus qu'on se fout pas mal du monde rural." Paul Blanc, maire de Sournia

Le maire de Sournia, Paul Blanc

Un sentiment d'abandon

La mairie de Sournia va renouveler sa demande de subvention au plus vite, mais pour le maire de cette commune de moins de 500 habitants, ce coup de massue est peut être le coup de trop. À bientôt 80 ans, l'ancien sénateur du département pourrait tout simplement démissionner.

"Vous croyez que je vais continuer à me battre alors que l'État n'est pas foutu de nous aider ?"

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