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Société

Soutenez Jérôme, un pompier grenoblois qui tente d'arrêter de fumer pendant le "Mois sans tabac"

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Par , France Bleu Isère

C'est désormais une habitude, le mois de novembre, c'est le moment d'arrêter de fumer. L'opération "mois sans tabac" incite les fumeurs a arrêter ensemble. Jérôme, un pompier professionnel à Grenoble va tenter d'arrêter la cigarette. France Bleu Isère vous fait vivre son aventure tout le mois.

Jérôme, un jeune pompier professionnel, et papa d'une petite fille de quatre mois, tente d'arrêter de fumer au 1er novembre
Jérôme, un jeune pompier professionnel, et papa d'une petite fille de quatre mois, tente d'arrêter de fumer au 1er novembre © Radio France - Nina Valette

Isère, France

"Je profite du 'Mois sans tabac' pour arrêter avec ma compagne", raconte Jérôme à Béatrice Chartier, infirmière addictologue à l’hôpital de Bourgoin-Jallieu (Isère). Pour mettre toute les chances de son côté, ce jeune pompier professionnel à Grenoble va être suivi et accompagné. En dix ans, le jeune papa a arrêté de fumer à plusieurs reprises sans succès. 

"Aujourd'hui j'ai envie d'arrêter pour plusieurs raisons. Déjà pour ma santé, pour l'argent, et puis surtout pour ma fille". Il faut dire que le slogan de l'opération "Mois sans tabac" donne de l'espoir : un mois sans fumer, c’est cinq fois plus de chances d’arrêter définitivement. Pendant ce "Mois sans tabac", Jérôme va donner des nouvelles régulièrement à France Bleu Isère 

Un budget de 400 euros par mois 

Depuis la naissance de sa fille, il y a quarte mois, Jérôme constate que le budget cigarette n'a plus vraiment sa place. "Avec 200 euros chacun, ça commence a faire beaucoup. Et le paquet va bientôt passer à dix euros, ce n'est plus possible", raconte le jeune homme. C'est aussi l'arrivée de la petite qui motive toute la famille. "J'ai de plus en plus de mal de supporter l'odeur. Puis pour la petite ce n'est pas sain. On fume dehors et jamais dans la voiture si elle est là. Mais ça reste sur les vêtements." 

"Le paquet va bientôt passer à dix euros, ce n'est plus possible"

Alors pour connaître les habitudes du fumeur, l'infirmière addictologue lui pose quelques questions. "La première cigarette ,c'est combien de temps après le levé ? Vous en fumez combien en moyenne par jour ? Avez-vous déjà essayé d'arrêter ? Avec quel moyen ?". Avec les réponses, la professionnelle de santé adapte la prise en charge de Jérôme. "Nous allons partir sur des patchs avec des substitues nicotiniques. C'est remboursé par la Sécurité sociale et ça ne vous dérangera pas dans votre quotidien de pompier", rassure l'infirmière.

Le jeune homme va utiliser des patchs a renouveler toutes les vingt-quatre heures. "Il faut surtout respecter la rotation du patchs et changer d'endroit régulièrement. Sinon d'une part, vous pourriez vous retrouver sans dose de nicotine et ensuite vous pourriez avoir des démangeaison à cause de la colle", explique Béatrice Chartier. 

Ecoutez le reportage avec notre pompier grenoblois

Casser les habitudes 

Pour réussir le sevrage, l'infirmière propose à Jérôme de changer ses habitudes. "Vous avez l'habitude de fumer une cigarette en buvant un café comme beaucoup de fumeur ? Je vous propose de changer de boisson. Un chocolat, un verre d'eau, un thé. Ensuite, vos pauses à la caserne (le jeune homme est pompier), il est préférable de rester avec les non fumeurs dans un premier temps. Et si une envie vous prend, vous pouvez prendre une pastille de nicotine." Chez un fumeur, une envie de cigarette passe généralement en trois minutes. 

L'infirmière profite de la rencontre pour rassurer le patient. "En cas d'échec ce n'est pas grave. Ce n'est pas parce que vous fumez une cigarette que le 'Mois sans tabac' est terminé. Puis a chaque fois que vous arrêtez, c'est plus simple la fois suivante". De son coté, le jeune papa appréhende ce mois de novembre. _"_J'ai surtout peur pour les soirées même si il y a de moins en moins de fumeur dans mon cercle d'amis", reconnaît le jeune homme.

Béatrice Chartier, infirmière addictologue à l’hôpital de Bourgoin-Jallieu

"En cas d'échec ce n'est pas grave."

"Pour vous motivez, il faut vous dire 'Qu'est ce que je vais bien pouvoir faire avec 400 euros à la fin du mois ?"', ajoute Béatrice Chartier avant de raccompagner le patient. Jérôme pourra joindre le centre d'addictologie de l’hôpital de Bourgoin-Jallieu à la moindre difficulté. Il aura également un suivit téléphonique. France Bleu Isère vous donnera régulièrement de ses nouvelles. Bon courage Jérôme ! 

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