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Société

Cinglant revers pour la pratique du tennis en Franche Comté

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Par , France Bleu Besançon

Depuis dix ans, le nombre de licenciés de tennis en Franche Comté est en chute libre : près de 4000 en moins depuis 2010, soit une baisse de 25%. Dans les communes rurales, cela se traduit par une multiplication des courts à l'abandon.

A Nods, le terrain n'est pas géré par un club mais par Familles rurales. Le court est envahi par la mousse.
A Nods, le terrain n'est pas géré par un club mais par Familles rurales. Le court est envahi par la mousse. © Radio France - Dimitri Imbert

Besançon, France

Dans les communes rurales les terrains de tennis à l'abandon se multiplient dans la région. A Nods par exemple le court est envahi par la mousse : "c'est à l'abandon, reconnait volontiers le maire délégué de la commune Alexandre Cointet. Avec un club il y a des licenciés, et on peut financer, mais là il n'y a pas de club du tout c'est juste du loisir."

A l'entrée du court de tennis de Nods, c'est une carte à demi effacée de la saison 2014/2015 qui accueille le joueur (très) occasionnel. - Radio France
A l'entrée du court de tennis de Nods, c'est une carte à demi effacée de la saison 2014/2015 qui accueille le joueur (très) occasionnel. © Radio France - Dimitri Imbert

A Nods, c'est Familles rurales qui gère le terrain. Nods qui fait aujourd'hui partie de la nouvelle commune des Premiers sapins a aujourd'hui un projet de couverture  pour en faire un complexe multi-sports. Mais ce projet, coûteux, est loin d'être prioritaire.

Près de 30 000 euros d'entretien en 10 ans

Un club on en trouve un en revanche à Epeugney. Là la commune a fait le choix de rénover le terrain construit en 1986 pour un coût plutôt conséquent : "23.000 euros en 2009, et cette année on a dépensé 5.600 euros car le court devenait poreux, détaille le maire d'Epeugney, Gérard Mougin. Mais l'important est de l'entretenir, le laisser à l'abandon ne serait pas une bonne solution." Pourtant, à Epeugney comme ailleurs le nombre de pratiquants est en chute libre. De 49 licenciés en 2009, on est passé à 11 aujourd'hui.

A Epeugney, la commune a investi cette année encore près de 6.000 euros pour son terrain de tennis, explique le maire Gérard Mougin. - Radio France
A Epeugney, la commune a investi cette année encore près de 6.000 euros pour son terrain de tennis, explique le maire Gérard Mougin. © Radio France - Dimitri Imbert

Car c'est plus qu'un revers qu'enregistre la pratique en Franche Comté : de 15 349 licenciés en 2010 dans la région (Doubs, Jura, Haute Saône et Territoire de Belfort), on est passé à 11 531 aujourd'hui soit près de 4000 licenciés en moins. Soit une baisse spectaculaire de 25%. Le tennis reste malgré tout derrière le foot le deuxième sport le plus pratiqué en France d'après le nombre licenciés, près d'un million. Loin devant l'équitation, le judo ou le handball.

Moins de grands champions

Pour expliquer cette déconfiture, les avis divergent, , mais les facteurs sont sans doute multiples. Manque d'exemplarité des champions tout d'abord : chez les garçons aucun Français n'a remporté de grand Chelem depuis Yannick Noah en 1983. Mais c'est oublier un peu vite les victoires chez les filles d'Amélie Mauresmo (Open d'Australie et Wimbledon en 2006) ou encore Marion Bartoli (Wimbledon 2013).

Plus difficile techniquement que le badminton ou le padel

"On est un sport _difficile techniquement_, on souffre de la concurrence avec le badminton ou le padel qui sont plus simples, où on peut s'amuser rapidement", estime de son côté le président de la Ligue de Franche Comté de tennis, Jacky Terreau.

Et puis il y a aussi la concurrence du sport numéro un, le foot, porté par les Bleus champions du monde l'an dernier mais aussi par la Coupe monde féminine cet été. Dans la région enfin on ne trouve plus de tournoi international comme l'Open de Franche Comté qui a disparu il y a dix ans. La Ligue souhaite aujourd'hui relancer un tournoi à Besançon mais le projet n'est encore qu'à l'état d'ébauche. Elle veut aussi relancer le tennis autour des clubs en en faisant à nouveau des lieux de vie plus attractifs.

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