Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Des locataires d'un HLM de Grasse ne veulent pas de dix antennes relais sur leur toit

-
Par , France Bleu Azur

Le projet d'implanter 10 antennes relais sur le toit d'un immeuble de Grasse ne passe pas. Le bâtiment en compte déjà sept. Les locataires et les habitants du quartier n'en veulent plus.

Un quartier de Grasse proteste contre l'installation de 3 antennes relais supplémentaires, en plus des 7 déjà existantes.
Un quartier de Grasse proteste contre l'installation de 3 antennes relais supplémentaires, en plus des 7 déjà existantes. © Radio France - Laurent Vareille

Les locataires d'un HLM, mais plus généralement tout les habitants du quartier de Châteaufolie à Grasse, sont vent debout. Ils ne veulent pas de trois antennes relais supplémentaires que Bouygues Télécom veut installer sur le toit d'un immeuble. Il faut dire qu'il y en a déjà sept ! Cela porterait à dix le nombre d'antennes concentrées dans un même lieu. "On en a marre, explique Nathalie. Ce n'est plus possible. On n'en veut pas !"

"En plus on se demande quel impact a ces antennes ? renchérit Rita. On est nombreux à présenter les même symptômes; mal de tête, insomnie, etc. On se pose des questions et on veut une étude et des relevés." Alors, les 80 locataires ont lancé une pétition qui vise leur bailleur social, Côte d'Azur Habitat et les opérateurs de téléphonie

Une pétition désormais signée par tout un quartier car autour ce sont des résidences privées et les copropriétaires ne sont pas contents non plus. "On a ces antennes sous nos fenêtres. Personne ne nous a consulté pour les installer, explique Bernard. Comme les locataires des HLM on n'en veut plus !

On profite que ce soit des "petites gens"

Mancef habite les HLM. Lui aussi ne comprend pas pourquoi Côte d'Azur Habitat ne l'a pas consulté avant mais demande que l'argent que verse les opérateurs au bailleur pour avoir le droit d'utiliser son toit soit réinvesti dans les quatre bâtiments. "Il y a de l'argent autour de ça. Regardez les façades, les abords de nos immeubles. Ils sont dégradés. On a aucune compensation. On est oubliés". Un sentiment partagé par Nathalie ou les voisins qui parlent de "petites gens" qu'on ne calcule pas. 

La mairie de Grasse est bien sûr au courant. Elle a reçu la pétition mais ne peut plus dit-elle depuis la loi Elan véritablement s'opposer au projet. "Nous ne sommes qu'avertie", explique Franck Barbey, élu en charge du numérique. Mais pour un conseiller municipal d'opposition, un maire peut toujours faire quelque chose: "Quelque soit la jurisprudence ou la loi, on peut toujours bloquer le projet quelques années quand même !", s'insurge Paul Euzière, conseiller municipal d'opposition. 

Joint par France Bleu Azur, Côte d'Azur Habitat explique dans un banal communiqué avoir donné le droit d'exploitation du toit à Bouygues en 2015 et depuis n'a pas remis en cause cet accord. Par ailleurs, le bailleur social azuréen renvoie la balle sur la municipalité en la contredisant et en affirmant document à l'appui que les autorisations sont bien venues du maire.

Quant aux locataires, elle les renvoie sèchement vers des sites internet pour s'informer sur ces nouvelles antennes que Côte d'Azur Habitat admet être de la 5G.  En attendant, les grassois du quartier Châteaufolie sont bien déterminés à bloquer toutes nouvelles implantations.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess