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Société

Squat du CRDP à Limoges : "passer le mistigri aux collectivités est insupportable !"

jeudi 8 novembre 2018 à 19:49 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin

Le maire de Limoges et le préfet de la Haute-Vienne n'acceptent pas d'être mis en cause par la région Nouvelle-Aquitaine dans l'affaire du squat du CRDP. La situation n'est pas de leurs compétences et ils répondent avec colère à l'élue régionale qui les a appelés "à leurs responsabilités".

Préfet et maire de Limoges n'acceptent pas d'être montrés du doigt dans le dossier du squat du CRDP
Préfet et maire de Limoges n'acceptent pas d'être montrés du doigt dans le dossier du squat du CRDP © Radio France - Jérôme Edant

Limoges, France

Le squat du CRDP à Limoges continue à faire des vagues. Conditions de vie précaires, voire dangereuses : les témoignages des occupants, diffusés cette semaine par France Bleu Limousin, ont mis le feu aux poudres et provoquent notamment la colère du préfet et du maire de Limoges.

Car le conseil régional, propriétaire du bâtiment, s'est en grande partie dédouané sur eux pour résoudre la situation, en les appelant à leur "responsabilité" en matière de relogement, comme l'a exprimé Naïma Charaï,élue chargée des solidarités à la Région Nouvelle-Aquitaine. Mais cette mise en cause n'est du goût ni du maire ni du préfet.

Je ne suis en rien responsable de cette situation" - Emile-Roger Lombertie, maire de Limoges

Le maire de Limoges, Emile-Roger Lombertie, a pris sa plume pour adresser sa réponse au président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset. L'élu limougeaud est très en colère : "je ne suis en rien responsable de cette situation !" affirme-t-il au micro de France Bleu Limousin, "la mairie n'a pas de compétence en matière de relogement dans ce cas là et aujourd'hui, à partir d'un squat de quelques personnes nous constatons l'arrivée de dizaines d'occupants en situation illégale, vivant dans des conditions inhumaines".

Le maire renvoie donc  la région à sa responsabilité de n'avoir pas voulu relancer de procédure d'expulsion et "vouloir passer le mistigri aux collectivités locales est inacceptable !" conclue-t-il.

La préfecture n'a plus à reloger ces familles en situation irrégulière

De son côté, le préfet de la Haute-Vienne, Raphaël Le Méhauté, digère également très mal l'accusation de la région. "L'Etat a fait toutes les démarches nécessaires rencontrer ses familles et étudier les solutions mais elles ont épuisé tous leurs recours et sont en situation irrégulière" explique le représentant de l'Etat, "alors je les invite à bénéficier de l'aide au retour dans leur pays, car dans le cadre des lois que je suis censé appliquer, l'Etat n'est plus tenu d'assurer le relogement".

La préfecture précise qu'elle a tout de même proposé un hébergement à 4 familles avec des enfants en très bas âge ou présentant des problèmes de santé particuliers, soit 11 personnes au total.