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Squats, camps de Roms : le maire de Pierrefitte-sur-Seine veut changer les règles

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Par , France Bleu Paris

Le maire de Pierrefitte-sur-Seine a écrit au ministre du Logement pour lui demander de revoir la législation sur les expulsions de squatteurs. Michel Fourcade veut allonger le "délai de flagrance" qui permet aux autorités d'intervenir pour évacuer un squat.

Michel Fourcade, le maire de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis)
Michel Fourcade, le maire de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) © Radio France - Hajera Mohammad

Le maire de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) connaît bien le sujet.  Depuis des années, sa ville voit s'installer des camps de Roms. Aujourd'hui, Michel Fourcade estime que la législation n'est pas adaptée à la situation et demande au gouvernement d'agir.

Des délais trop courts

L'élu socialiste a écrit une lettre  au début du mois avril, au ministre du Logement, Julien Denormandie pour lui faire part des lacune du "délai de flagrance" qui permet d'évacuer des squatteurs, s'ils sont repérés à temps. Actuellement, ce délai est de 48 heures. "Si le squatteur prouve qu'il est sur les lieux depuis plus de deux jours, il peut rester", et ce n'est pas logique pour le maire. Il souhaite que ce délai passe de deux jours à une semaine. 

"Les propriétaires peuvent être absents, être partis en vacances quelques jours", ce n'est pas pour ça qu'ils doivent voir leur domicile occupé par d'autres en revenant, affirme le maire. 

"Il faut des textes plus stricts" - Michel Fourcade, maire de Pierrefitte-sur-Seine

Un camp de Roms en pleine zone résidentielle

Depuis novembre dernier, une centaine de Roms ont pris possession d'un terrain et des deux pavillons qui s'y trouvent. La propriété est située rue Albert Walter, à quelques centaines de mètres de l'Hôtel de ville.  Le propriétaire est décédé, les enfants ont mis du temps pour se mettre d'accord sur le sort des biens. Assez de temps apparemment pour que ces familles entières, s'installent sur place, en novembre dernier. 

Aujourd'hui, on peut apercevoir le linge étendu dehors et des cabanes construites dans le jardin. _"Quand les policiers sont venus les voir, une personne leur a montré la facture d'une pizza livrée sur place depuis plus de 48 heures, les agents ont fait demi-tour"_, raconte Michel Fourcade.

La peur de quitter la maison

Saïd, habite la maison juste à coté de ce nouveau "camp". Aujourd'hui, il ne laisse jamais son domicile inoccupé par crainte d'y retrouver des squatteurs à son retour. "Il y a toujours les enfants, la maison est toujours occupée". Les autres voisins préfèrent rester discrets mais la majorité d'entre eux affirment avoir signer une pétition pour demander l'expulsion de ce camp

Le maire  de Pierrefitte attend toujours une réponse du ministre, mais il peut déjà compter sur le soutien de Gilbert Roger. Le sénateur (PS) de Bondy a prévu de poser une question sur le sujet avant cet été, lors d'un débat au Sénat

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