Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Stationnement payant : les quartiers des Arceaux et de Celleneuve à Montpellier se mobilisent

mercredi 14 mars 2018 à 18:42 Par Thomas Biet, France Bleu Hérault

La majorité des habitants, commerçants et associations sont vent debout contre la réforme du stationnement qui entre en vigueur ce jeudi 15 mars à Montpellier. Ils dénoncent une charge énorme pour des populations défavorisées et le risque de "tuer" leurs quartiers.

Les habitants en colère ont bloqué le tram toute une partie de l'après-midi ce mercredi
Les habitants en colère ont bloqué le tram toute une partie de l'après-midi ce mercredi © Radio France - Thomas Biet

Montpellier, France

La réforme du stationnement ne passe pas dans certains quartiers de Montpellier. Depuis le début de l'année, de nouveaux secteurs sont passés au stationnement payant : généralisation aux Grisettes et Port Marianne (zone orange) et apparition d'horodateurs dans certaines rues des quartiers Celleneuve (zone orange) et des Arceaux (zone verte).  Une manifestation a eu lieu ce mercredi 14 mars à l'arrêt de tram Cité Astruc, le trafic a été bloqué une partie de l'après-midi par les habitants excédés.

Les slogans hostiles ont fleuri Cité Astruc ces derniers jours - Radio France
Les slogans hostiles ont fleuri Cité Astruc ces derniers jours © Radio France - Thomas Biet

Les résidents vont devoir payer à partir de ce jeudi 15 mars. Si les horodateurs ont fait leur apparition depuis quelques jours, les agents faisaient jusqu'à présent de la pédagogie.

150€ par an pour se garer en bas des HLM

La réforme ne passe pas du tout. Pour des raisons différentes. A la Cité Astruc, la population est en majorité pauvre et les habitants ne comprennent pas la décision de la mairie : "On va devoir payer 150€ par an alors que certains ne vivent que du RSA, on marche sur la tête. Et les infirmières qui viennent pour les personnes âgées ou les bénévoles qui aident les jeunes vont devoir payer, c'est insupportable" lance Bouchra, une habitante du quartier.  Jamila travaille au groupe scolaire du quartier, elle a fait son calcul : "On va payer 450€ chaque année pour venir travailler, c'est impossible". La jeune femme envisage de changer de travail pour se rapprocher de son quartier, où le stationnement reste gratuit.

Ils iront à Juvignac pour jouer aux boules !

Dans le quartier Celleneuve, les habitants sont moins concernés par la réforme car les rues qui deviennent payantes sont surtout commerçantes. Et si l'idée d'entraîner davantage de rotations des véhicules est globalement acceptée, les associations craignent que le stationnement payant freine la dynamique du quartier : "On a des gens qui viennent faire de la gymnastique, qui vont à la Maison des associations, on a 40 boulistes qui viennent tous les jours à Celleneuve ! S'ils doivent payer, ils ne viendront plus. C'est simple, ils iront à Juvignac où tout est gratuit".

"Les gens qui se garent sont des gens qui ont besoin de temps pour profiter des activités des associations, s'ils doivent payer ils ne viendront plus!"

Les habitants sont prêts à durcir le mouvement s'ils ne sont pas entendus - Radio France
Les habitants sont prêts à durcir le mouvement s'ils ne sont pas entendus © Radio France - Thomas Biet

La mairie reste ferme

Le collectif de manifestants dénonce aussi le manque de concertation de la mairie en amont. Ce que l'adjointe en charge du dossier à la mairie de Montpellier, Lorraine Acquier, réfute : "Certains commerçants nous ont même demandé cette mise en place". Elle assure que la mairie ne reviendra pas sur ses décisions. Le collectif lui menace d'actions plus dures pour se faire entendre.

"Notre tarif est intéressant, c'est moins de 50 centimes par jour pour les habitants"