Société

Stop au harcèlement dans les transports en commun

Par Martine Bréson, France Bleu Paris jeudi 16 avril 2015 à 5:00 Mis à jour le jeudi 16 avril 2015 à 12:00

Le métro parisien (image d'illustration)
Le métro parisien (image d'illustration) © MaxPPP

Le collectif "Stop harcèlement de rue" organise un rassemblement, jeudi, à la gare du Nord, pour sensibiliser le public au problème du harcèlement dans les transports en commun.

Le harcèlement dans les transports en commun, et plus généralement dans la rue, n’est pas anecdotique. C’est un problème bien réel qu’une majorité de femme a dû affronter un jour ou l’autre. Mains baladeuses dans les transports en commun, propositions salaces, remarques grivoises ou insultes lancées au passage d’une femme dans la rue, les exemples pullulent. Le collectif "Stop harcèlement de rue" profite de cette semaine internationale contre le harcèlement de rue pour organiser un rassemblement dans le hall de la Gare du Nord, jeudi, à 17h30 . Le collectif va organiser des happenings pour sensibiliser le public au problème de ce harcèlement dont on parle encore très peu.

"Gare aux relous"

"Gare aux relous", c’est le thème qui a été choisi par le collectif "Stop harcèlement de rue" pour mener son action du jour. Le collectif veut dénoncer le sexisme ordinaire dans les transports en commun. Des scènes vont être improvisées dans le hall de la gare du Nord pour faire réagir les passants. Des tracts, où l’on pourra lire des conseils, seront distribués. Des discussions vont s’organiser avec les usagers. Cela fait un an que le collectif mène des actions d’éducation populaire et de sensibilisation dans les métros et les RER.

"Un jour on rira moins d'un problème de mains aux fesses" : Maître Moirond-Braud

En février 2015, le gouvernement avait demandé une étude sur le harcèlement de rue au Haut Conseil à l’Egalité Femmes Hommes. Un groupe de travail interministériel s’est mis en place. Le Haut Conseil a rendu un premier avis jeudi. Il souhaite un Plan national d'actions. Des mesures seront annoncées cet été. Il faut que les femmes prennent conscience que des lois existent pour lutter contre ce harcèlement estiment le Haut Conseil. Les peines existent déjà et elles sont lourdes. Pour des injures par exemple, la sanction peut être de 6 mois de prison et 1.000 euros d’amende rappelle Elisabeth Moirond-Braud, avocate et Secrétaire générale de la Mission interministérielle pour la protection de femmes contre les violences.

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