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Stop au harcèlement dans les transports en commun stéphanois

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire
Saint-Étienne, France

La campagne nationale contre le harcèlement sexiste dans les transports en commun est relayée sur tout le réseau STAS du 19 au 25 novembre. L'occasion de rappeler aux agresseurs que ce type de harcèlement est un délit.

La campagne nationale relayée sur le réseau STAS dans la Loire
La campagne nationale relayée sur le réseau STAS dans la Loire

A Saint-Etienne, elles sont nombreuses à l'avouer : oui, elles ont déjà entendues des remarques dans les transports en communs. Tram ou bus. Sur leur physique, leur tenue, leur comportement ... "Franchement c'est lourd ! Nous on fait pas ça aux garçons" rage Appoline, 16 ans.

C'est pour ça qu'une campagne de sensibilisation contre le harcèlement est mise en place dans les transports stéphanois. Pour éviter que ce genre d'agressions soit banalisée. "C'est un délit puni de 22 500€ d'amende et 6 mois de prison" rappelle Delphine Jusselme, l'élue stéphanoise contre les discriminations.

Sensibiliser les témoins

Cette campagne, elle poursuit un triple but. Sensibiliser les femmes à ces actes, et les encourager à ne pas se laisser faire : "il faut dire non, clairement. Et porter plainte car ces actes sont rarement dénoncés aux autorités" explique Delphine Jusselme. Mais la campagne doit aussi sensibiliser les hommes. Ceux qui agressent mais aussi les hommes qui sont témoins de ce genre d'agressions : "Il faut se rapprocher de la personne harcelée, faire reculer l'agresseur. Quand on se met à 3-4, il part automatiquement" précise Delphine Jusselme.

Un comportement pas encore intégré par tous. Dans Saint-Etienne, Younès l'affirme

"Moi, si la fille qui est agressée, je la connais, je vais la défendre. Je ne vois pas pourquoi j'irai si je ne la connais pas."

Plus loin, Nicolas tient le discours opposé :

"Moi, je suis costaud. Si je dis à un mec de dégager parce qu'il embête une fille, il le fait !"

Problème, ce comportement n'est pas généralisé. Et même les conducteurs de la STAS ne peuvent pas toujours faire quelque chose : "On n'a pas le droit de sortir de notre siège. On peut juste appeler des renforts si on voit que ça va trop loin. On se sent impuissants."

Une femme victime d'une agression peut appeler la police bien entendu. Un numéro spécial est également à disposition, un numéro d'écoute, il s'agit du 39 19.

Le reportage à Saint-Etienne, de Maxime Fayolle.

Harcèlement transport ENRO

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