Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Strasbourg : des sans-abris et des réfugiés hébergés dans une ancienne clinique en attente de réhabilitation

-
Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Depuis le mois d'avril, 80 personnes, des sans-abris ou des réfugiés, sont logées dans les chambrés réaménagées de l'ancienne clinique Sainte-Odile à Strasbourg. Un hébergement provisoire en attendant le démarrage du chantier pour construire des appartements haut de gamme.

Cette famille tchétchène occupe une chambre d'une vingtaine de mètres carré
Cette famille tchétchène occupe une chambre d'une vingtaine de mètres carré © Radio France - Luc Dreosto

Strasbourg, France

Utiliser des logements en attente de réhabilitation pour héberger des sans-abris et des réfugiés. C'est l'idée simple sur le papier, mais compliquée à mettre en oeuvre, qu'a eu Eddy Vingataramin. La société de ce promoteur immobilier a investi environ 500 000 euros pour l'aménagement des chambres de l'ancienne clinique Sainte-Odile à Strasbourg en logements provisoires.

Mieux qu'à l'hôtel

Adlan vit ainsi dans une pièce d'une vingtaine de mètres carré avec son petit frère et ses parents. Ces réfugiés politiques tchétchènes ont obtenu leur carte de séjour. Ils ont été hébergés ces deux dernières années dans des hôtels, mais Adlan préfère sa nouvelle chambre : _"_Elle est bien, mais c'est un peu serré à quatre. On a un lit à deux étages avec mon frère et mes parents dorment dans l'autre lit. On a une table et un frigo et il y a une grande cuisine à l'étage pour tout le monde". 

Ces nouveaux habitants provisoires de la clinique sont encadrés par deux associations strasbourgeoises, l'Etage et Horizome. "C'est déjà un mieux pour eux de venir ici, car il y a un accompagnement qui est fait, explique Brice Mendès de l'association l'Etage. Avant, il y avait juste une prestation d'hébergement au sein d'hôtels souvent en sur-occupation, où ils ne pouvaient pas se faire à manger. C'est sûr, au début c'est surprenant, on n'est pas dans un établissement classique dans cette clinique. Tous les travaux ne sont pas encore terminés. Au fur et à mesure, une vie collective se met en place, les gens s'approprient les lieux et s'y sentent bien". 

Une solution provisoire

Les réfugiés ou sans-abris pourront rester dans leur logement provisoire jusqu'en septembre 2020. C'est alors que débuteront les travaux pour construire des appartements haut de gamme dans l'ancienne clinique Sainte-Odile.

Eddy Vingataramin, le promoteur à l'origine de cette initiative saluée par l'ensemble des élus strasbourgeois, a lancé ce lundi un appel pour que d'autres projets similaires voient le jour.  Syamak Agha Babaei, le vice-président de l'Eurométropole en charge de l'habitat, a annoncé qu'il réunirait en septembre avec d'autres promoteurs immobiliers intéressés par ce genre d'initiatives. Pour le projet d'hébergement provisoire de l'ancienne clinique Sainte-Odile, l'Etat et les collectivités locales aident à hauteur de 400 000 euros par an.

D'après les chiffres fournies par la préfecture, dans le Bas-Rhin, les autorités et les associations hébergent chaque jour entre 8 et 9 000 personnes, que ça soit des demandeurs d'asile, des réfugiés ou des sans-abris.  Il y a eu plus de 4 000 demandes d'asile dans le département en 2018.