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Société

Strasbourg : la "salle de shoot" va héberger certains toxicomanes

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

C'est une première en France. La salle de consommation à moindre risque de Strasbourg va ouvrir dix places d'hébergement dans les prochaines semaines. Elles seront destinées aux usagers de drogue les plus précaires.

Six postes d'injection de drogue sont disponibles pour les toxicomanes à Strasbourg.
Six postes d'injection de drogue sont disponibles pour les toxicomanes à Strasbourg. © Radio France - Romane Porcon

Trois ans après son ouverture, la salle de consommation à moindre risque de Strasbourg va ouvrir un lieu d'hébergement spécifique pour ses usagers les plus précaires. "Il sera à destination de consommateurs de drogue qui vivent dans la rue ou dans des conditions très précaires et qui ont des problèmes de santé", détaille Alexandre Feltz, adjoint au maire chargé de la santé. 

Situé dans l'enceinte de l'hôpital civil, au premier étage de la salle de shoot, l'hébergement sera bien distinct d'une clinique. Seuls les problèmes de santé qui ne nécessitent pas une hospitalisation seront traités. M. Feltz prend l'exemple d'une hépatite C : "C'est une maladie chronique que l'on soigne très bien aujourd'hui, en un à deux mois, mais qui nécessite des prises de médicaments régulières. Or quand on est à la rue, c'est compliqué". 

"Plus de 50% des personnes qu'on accueille en journée n'ont pas de lieu pour dormir et sont malades" 

Ici, la consommation de drogues et la présence d'animaux de compagnie seront autorisés. De quoi distinguer ce lieu des structures d'hébergement d'urgence dites classiques. "On a prévu que ce soit possible. On sait que beaucoup de personnes dans la rue ont un chien et ont un lien très important avec lui. Ils ne veulent pas s'en séparer", précise Alexandre Feltz. 

Pourtant, cet hébergement ne constituera qu'une situation provisoire pour les usagers de drogue précaires. Une fois soignés, ils devront trouver une autre solution. "Des travailleurs sociaux, éducateurs, médecins, psychologues... vont les accompagner dans leurs projets pour trouver des structures adaptées", précise M. Feltz.  Parmi elles, "Un chez soi d'abord" propose des logements autonomes pour les sans-abris à Strasbourg. 

"D'autres structures sont à développer. L'idée, ce n'est pas qu'ils repartent à la rue" 

Ce projet nécessite un financement particulier. La rénovation du lieu, qui a existé mais qui nécessite des adaptations pour accueillir du public, est financée par la ville de Strasbourg, ses hôpitaux ainsi que par l'agence régionale de santé. Son fonctionnement, lui, sera pris en compte par l'Etat.

À terme, dix places supplémentaires seront créées, cette fois-ci au deuxième étage de la salle de consommation à moindre risque. 

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