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Strasbourg : une étude confirme l'efficacité de la "salle de shoot"

Cinq ans après leur installation à Strasbourg et à Paris, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) publie une étude sur les bons résultats des salles de consommation à moindre risque.

Le hall d'entrée de la salle de consommation à moindre risque de Strasbourg
Le hall d'entrée de la salle de consommation à moindre risque de Strasbourg © Radio France - Marie Maheux

Il en existe seulement deux en France, une à Paris et une à Strasbourg : ce sont les salles de consommation de drogue à moindre risque, aussi appelées "salles de shoot". Cinq ans après leur installation, une étude publiée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) confirme leur utilité : moins d'injections dans l'espace public, moins de risque d'overdose et de probabilité de commettre des délits.

"Entre 60 et 80 personnes par jour"

À Strasbourg, le projet est porté par la municipalité depuis 2016. Les locaux sont installés dans l'enceinte des hôpitaux universitaires et son fonctionnement est assuré par l'association Ithaque : "On est ouvert 7j/7j, 365 jours par ans, avec entre 60 et 80 personnes par jour", explique Gauthier Waerckerle, directeur de l'association.

La salle de consommation à moindre risque, installée dans l'enceinte des hôpitaux universitaires de Strasbourg
La salle de consommation à moindre risque, installée dans l'enceinte des hôpitaux universitaires de Strasbourg © Radio France - Marie Maheux

Le fonctionnement est simple : chaque nouvelle personne passe un entretien préalable pour déterminer si elle est apte à utiliser la salle de consommation : il faut par exemple avoir plus de 18 ans et avoir déjà consommé des stupéfiants. Ensuite, les usagers présentent le produit et la dose qu'ils souhaitent consommer. "Il s'agit de cocaïne, dans plus de 50% des cas" précise le directeur.

Dans l'espace de consommation, 8 places sont réservés aux injections, 4 à l'inhalation de stupéfiants. Du matériel stérile est mis à disposition pour chaque usager. 

Les boxs de la salle de consommation
Les boxs de la salle de consommation © Radio France - Marie Maheux

"On se sent utiles"

"Ce dispositif permet de réduire les risques d'overdoses, de délits, de passages aux urgences et donc de coûts", confirme Gauthier Waerckerle. Mais pas que : "Plus de la moitié des personnes qui viennent ne fréquentaient aucun dispositif d'aide. Et plus de la moitié d’entre-elles n’avait pas d’hébergement et n’étaient en lien avec personne."

Une salle qui ramène donc ces personnes particulièrement fragilisées vers les aides possibles : "On fait le pont avec tous les dispositifs existants, on se sent utiles", ajoute le directeur. 

Intérieur des locaux de la salle de consommation à moindre risque de Strasbourg
Intérieur des locaux de la salle de consommation à moindre risque de Strasbourg © Radio France - Marie Maheux

Une vision partagée par la mairie de Strasbourg : "Il faut aujourd'hui sortir de la répression à tous crins, pour avoir une logique pragmatique de réduction des risques", explique Alexandre Feltz, adjoint à la maire de Strasbourg en charge de la santé publique, "C'est ce qu'on montre, ça fonctionne, donc on espère que d'autres villes vont nous rejoindre." 

Prochaine étape, l’ouverture de 20 place d’hébergement pour ces usagers, dans le même bâtiment, une première en France. Les 10 premières doivent être opérationnelles début juin, les 10 autres début septembre.

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