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Suicides : la Sarthe particulièrement touchée

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Par , France Bleu Maine
Le Mans, France

150 personnes mettent fin à leurs jours chaque année en Sarthe. Ce qui place notre département au 5e rang national. S'il n' y a pas vraiment d'explications rationnelles à ce nombre élevé de suicides, drogue, alcool et isolement font partie des facteurs du passage à l'acte.

image d'illustration
image d'illustration © Maxppp - BEP/SUD OUEST

" Les explications ne sont pas simples à trouver" reconnait le psychiatre Michel NGuyen. "Les études montrent que les décès sont inégalement répartis dans le département, plutôt dans les zones rurales dans le Perche sarthois, à Saint Calais... sans qu'il y ait vraiment d'explication rationnelle car ce phénomène dure depuis au moins un siècle alors que le paysage industriel/économique sarthois a changé au cours de ces cent dernières années". Toute la population est touchée aussi par ce fléau même si certains milieux le sont plus que d'autres reconnait le médecin qui travaille à l'hôpital psychiatrique d'Allonnes. "Des personnes isolées, plutôt âgées, sans emploi ou avec des emplois sous-qualifiés".  

Avec 150 suicides enregistrés chaque année, la Sarthe se classe au 5e rang national des départements les plus touchés

les formes de harcèlement que l'on retrouve sur les réseaux sociaux peuvent entraîner parfois des sentiments dépressifs et des idées de suicide

Mais les jeunes sont aussi concernés. Selon les chiffre de l 'Agence Régionale de Santé (2018), la surmortalité due au suicide est supérieure de près de 50% par rapport à la moyenne nationale. Le premier facteur est l'isolement. Or une étude réalisée le 23 janvier dernier par l'institut BVA montre que 66% des moins de 35 ans souffrent de solitude.  "Ce ne sont pas les réseaux sociaux qui isolent" selon le Dr NGuyen. "En revanche, les formes de harcèlement que l'on retrouve sur les réseaux sociaux peuvent entraîner parfois des sentiments dépressifs et des idées de suicide".  La pression des études ou la consommation de drogue et d'alcool sont aussi des facteurs aggravants. " C'est pour cela que nous avons un partenariat fort avec l'éducation nationale et dès qu'une infirmière scolaire se rend compte de quelque chose, nous sommes appelés pour voir le ou la jeune rapidement". Michel NGuyen est le chef de service de l’équipe mobile de prévention du suicide qui intervient auprès de toutes structures, professionnels ou bénévoles du domaine social, médico-social et associatif sur l’ensemble du département de la Sarthe...à la demande d’un professionnel ou d’un bénévole (02 43 78 85 25)..

Les jeunes sont particulièrement vulnérables

Un réseau de sentinelles   

Il y a parfois des signes avant-coureurs. "Toute modification du comportement, la tristesse bien entendue.. Chez les jeunes : la déscolarisation, les conduites à risques. Je fais n'importe quoi, je bois, je traverse la route sans regarder. Je prends un risque, on va bien voir ce qui va se passer". Et chez les personnes plus âgées. " Certaines veulent mettre leurs affaires en ordre, vont chez le notaire. Cela peut être un signe d'un passage à l'acte même si heureusement ce n'est tout le temps le cas sinon les notaires n'auraient plus beaucoup de travail" tente de dédramatiser le Dr NGuyen. Des signes qui ne sont pas toujours simples à détecter. Alors les pouvoirs publics mettent en place un réseau de sentinelles. Une formation sur la prévention du suicide est dispensée aux élus qui le souhaitent ou aux membres des associations qui sont sur le terrain. "L'idée c'est de toucher et former ceux qui sont proches de la population" comme le réseau national des Agri-sentinelles, destiné à prévenir le suicide des agriculteurs. Et si jamais vous êtes confronté à un crise suicidaire ou si vous craignez qu'une personne passe à l'acte, "la première chose à faire c'est de contacter un médecin généraliste" dit Michel NGuyen. Vous pouvez aussi appeler le SAMU, ou une association comme SOS Amitié

Plusieurs signes peuvent alerter avant un éventuel passage à l'acte

Une conférence débat sur la prévention du suicide est organisée ce mercredi 5 février, de 18h à 20h à l'institut de formation des soins infirmiers de l'hôpital du Mans. C'est gratuit et ouvert à tous dans la limite des places disponibles. 

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