Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Sur les plages du Débarquement, Donald Trump plus ou moins attendu

vendredi 12 avril 2019 à 19:20 Par Marion Bargiacchi, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu

Comme Barack Obama en 2014, Donald Trump se rendra à Colleville-sur-Mer (Calavados) pour célébrer le D-Day. Sur les plages du débarquement où certains apprennent la nouvelle, les avis sur cette venue sont contrastés entre les Français, les Américains et les touristes de passage.

15.000 sièges devraient être installés au cimetière américain de Colleville-sur-Mer pour le 75ème D-Day.
15.000 sièges devraient être installés au cimetière américain de Colleville-sur-Mer pour le 75ème D-Day. © Radio France - Marion Bargiacchi

Colleville-sur-Mer, France

Il l'a annoncé devant des vétérans de la Seconde Guerre Mondiale réunis dans son bureau ovale de la maison Blanche par trois mots "J'y serai."  Le président américain Donald Trump sera en Normandie pour les commémorations du 75e anniversaire du débarquement.  Une cérémonie doit avoir lieu au cimetière américain à Colleville-sur-Mer (Calvados) le 6 juin prochain. Sur les plages du débarquement, les réactions sont très différentes entre Français, Américains et touristes de passage.

"Il est affreux, mais bon, c'est important"

Sur la plage d'Omaha se croisent de nombreux promeneurs de toutes les nationalités. Devant les différentes stèles et monuments en l'honneur des soldats américains morts ici en 1944, une majorité d'étrangers semble interdits devant la nouvelle comme Dave, un anglais qui se défend presque : "Nous sommes responsables de beaucoup de choses, mais heureusement pas de Donald Trump. Nous sommes responsables du Brexit mais pas de Donald." 

Même réaction quasi-épidermique chez Oliver, un hollandais venu visiter l'Overlord Museum avec sa famille : "Oh mon dieu il est affreux, mais bon, c'est important qu'il soit là." Olivier et Julie, un couple belge vient "en pèlerinage" chaque année sur la plage d'Omaha, en tant que passionnés d'Histoire : "C'est du devoir de Donald Trump de venir pour la 75e commémoration même si je pense qu'il se prend pour Ronald Reagan."

Des Français et des Américains plus impatients

Alors que les avions de la patrouille de France survolent déjà le ciel normand et que les premiers américains investissent les hôtels en prévision du 6 juin, Michelle et Maryvone se baladent avec leurs petit-fils au bord de l'eau "pour lui faire comprendre ce qu'il s'est passé ici". La venue du président américain pour le couple, c'est un message de paix : "On n'a pas à juger le président des autres ! Il a été élu, c'est leur représentant et c'est une très bonne chose qu'il vienne !"

Et avant de repartir, les chaussures pleines du sable d'Omaha, deux sœurs Martine et Pascale : l'une française, l'autre américaine, le même avis sur Donald Trump : "Il a été élu, et c'est une chance pour les américains qu'il soit là le 6 juin. 

"Les opinions lors de commémorations, il vaut mieux s'en passer et laisser place à la paix !" - Martine

Robert est venu encadrer les scouts américains. Ils campent tout du long des plages du débarquement et visitent les musées. Il est très fier que son président vienne en juin prochain : "Je crois qu'il était déjà présent pour le centenaire de la Première Guerre Mondiale à Paris. 

"Je trouve ça formidable que les officiels se déplacent dans les autres pays, ça signifie quelque chose d'important." - Robert, un Américain

"Moi je suis ici avec les scouts d'Amérique pour se souvenir de l'Histoire, de ceux qui sont morts pour protéger la liberté de nos pays, leur témoigner du respect. C'est vraiment important ici, pour y réfléchir et faire en sorte que ça ne se reproduise pas."

Quoi qu'il en soit, le musée du cimetière américain aura fait peau neuve d'ici l'arrivée du président et il sera présent comme l'avait été Barack Obama en 2014.