Société

Taxis : la grève se prolonge, Ayrault promet une décision sur les VTC ce jeudi

France Bleu jeudi 13 février 2014 à 8:38

Les taxis parisiens encadrés par la police, lors d'une manifestation place de la Concorde, le 11 février
Les taxis parisiens encadrés par la police, lors d'une manifestation place de la Concorde, le 11 février © MaxPPP

Ils exigent une réponse de Matignon sur le gel des immatriculations des voitures de tourisme avec chauffeur, les VTC. Jean-Marc Ayrault assure qu'il prendra une décision ce jeudi. En attendant, les taxis parisiens maintiennent leur grève. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les chauffeurs ont bloqué une entrée du périphérique, et prenaient en début de matinée la direction de l'aéroport de Roissy.

Les taxis n'en démordent pas : tant que les immatriculations de VTC n'auront pas cessé, ils ne lèveront pas leur grève reconductible. Mercredi soir, quelque 350 taxis bloquaient la Porte Maillot, située au nord-ouest de Paris. Selon Bison Futé, ce jeudi matin, les taxis se sont mis en route vers l'aéroport de Roissy – Charles-de-Gaulle , provoquant une opération escargot sur l'autoroute A1, selon Bison Futé

Les taxis demandent ni plus ni moins que le gel de toutes les immatriculations des Véhicules de tourisme avec chauffeur, les VTC, dont ils estiment qu'ils leur font une concurrence déloyale. Mercredi soir, l'intersyndicale des taxis a été reçue à Matignon par Thomas Thévenoud. Ce député PS a été nommé par le Premier ministre pour trouver une issue au conflit.

Nouvelle réunion ce jeudi, une décision prise après

"Il va prendre contact avec le Premier ministre ", a assuré le délégué FO Nourdine Dahmane. Un message visiblement bien reçu : ce jeudi matin, invité sur Europe 1, Jean-Marc Ayrault a fait savoir qu'il "prendra une décision " sur le sujet à l'issue d'une nouvelle réunion, prévue à 9h, entre les syndicats et le médiateur.

Les sociétés de VTC et les fédérations de taxis seront quant à elles reçues dans les jours qui viennent. Dans la journée de mercredi, des tensions ont éclaté entre grévistes et non-grévistes.