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Télétravail, école à la maison : Internet va-t-il tenir ?

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Télétravail, devoirs en lignes, V.O.D, jeux partagés… : les réseaux télécom peuvent-ils supporter le confinement, alors que des millions de Français sont confinés chez eux, et que les plateformes numériques tournent à plein régime ?

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. © Maxppp - Vincent Michel

France Bleu a posé la question à Benjamin Bayart, informaticien et président de la Fédération des fournisseurs d'accès associatifs. 

Le télétravail massif est-il techniquement possible ?

B.B. : Oui, pour certains métiers mais la plupart des entreprises ne sont pas habituées à le pratiquer. Cette situation exceptionnelle entraîne une surcharge de leurs serveurs. Les outils numériques des entreprises sont adaptés pour un nombre  limité de collaborateurs en télétravail : des collaborateurs en RV chez des clients ou bloqués chez eux parce qu’ils ont un enfant malade, par exemple, mais ces outils ne sont pas prévus pour que 100% de ses personnels travaillent de chez eux ; Donc si du jours au lendemain tout le monde se met à s’en servir, c’est possible que cela rame et cela plante.

L'école à la maison passe aussi par internet, 12 millions d'élèves sont concernés, cela fonctionne ?

B.B. : Non. Là aussi, ça rame, ça plante, mais on s’y attendait ; tout le monde savait que ça ne marcherait pas. Les enseignants, les parents avaient émis des doutes. Seul le ministre affirmait à la presse que ça allait marcher du premier coup. Mais c’était évident qu’il y aurait des dysfonctionnements : c’est une plateforme qui n’a jamais été testée à cette échelle-là. Habituellement, ça fonctionne lorsqu’une classe est confinée parce qu’un enfant a une méningite. C’est généralement utilisé à faible échelle. Ca n’avait jamais été testé en grandeur réel. Il n’est donc pas surprenant que ça ne fonctionne pas dès le début.

Avec le confinement, les Français passent aussi du temps devant la télévision, ou leur écran pour regarder Netflix ou d’autres sites, pour télécharger des films. Les infrastructures sont-elles suffisamment robustes pour tenir ?

Il n’y aura aucun problème avec Netflix, aucun problème avec internet en général, très largement dimensionné. Les tuyaux sont suffisants. 

Les fournisseurs d'accès peuvent-ils limiter certains accès pour en privilégier d'autres ?

B.B. :C’est techniquement et juridiquement possible, si le gouvernement estime qu’il est nécessaire de privilégier certains accès au détriment des autres. Dans ce cas-là les opérateurs auraient le droit de le faire.

Aujourd’hui, ils ne peuvent pas le faire de leur propre initiative car cela poserait le problème de la neutralité. Sauf sur décision du gouvernement en cas de force majeure, comme une « crise sanitaire nationale ».

Mais cela n’est pas nécessaire. Il ne faudrait pas brider les sites de loisirs : les millions de Français sont bloqués chez eux, ils n’ont plus guère de loisirs que de regarder des vidéos sur internet. Ils ne peuvent plus aller faire du sport avec les copains, ils ne peuvent pas aller au bar, ils ne peuvent pas aller au cinéma ou au théâtre… Il faut bien qu’il reste quelque chose comme loisir. Et cela n’est pas anormal comme usage.

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