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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : télétravail ou pas, la galère des parents

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

Tous les écoliers et les collégiens n'ont pas encore repris le chemin des classes. Pour les autres, il s'agit d'une reprise partielle, quelques jours par semaine. Les parents, eux, continuent tant bien que mal "de s'arranger" et de jongler avec les contraintes pour continuer à travailler.

Ronds de distanciation physique devant une école d'Avignon (Vaucluse)
Ronds de distanciation physique devant une école d'Avignon (Vaucluse) © Radio France - Philippe Paupert

Le télétravail ? Pas pour Stefany : _"Je fais du maraîchage il faut que je sois dans mon champ..."  _Agricultrice au Sappey-en-Chartreuse et maman d'un petit garçon scolarisé en grande section, elle doit composer. Il va à l'école, mais uniquement deux jours par semaine et sans la cantine. Les autres jours, c'est la débrouille : elle prend son mercredi pour garder son fils et celui des voisins, et inversement le jeudi. Le vendredi, ce sont les grands-parents qui sont appelés à la rescousse. Soixante kilomètres de route pour ses parents à elle, quand ceux de son conjoint, mécanicien, viennent du Briançonnais... 

Fatigue

Quelques maisons plus loin, Alexandra, est elle en télétravail, comme son mari. La grande (CP) va à l'école,  pas la petite (moyenne section). Mais ici, pas de famille à proximité. "Heureusement on peut compter sur notre assistante maternelle qui prend les filles deux jours par semaine, explique-t-elle. Mais pour des questions de planning et de finances aussi, on ne peut pas non plus les faire garder non-stop." Alors il faut bricoler : poser des jours de congés, travailler très tôt le matin, en début d'après-midi quand les enfants jouent, et tard le soir. Alexandra, qui garde le sourire, avoue n'avoir jamais été aussi fatiguée... 

Solidarité entre voisins

À Domène, Chafika ne cache pas sa colère. Jusqu'à présent ses deux enfants n'ont pas encore pu retourner à l'école. "C'est la galère ! lâche-t-elle. On a pris une garde d'enfants deux jours par semaine, on jongle avec les voisins, on s'échange les enfants." Cadre dans l'administration, elle ne peut pas tout faire en télétravail et doit parfois se déplacer, tout comme son conjoint. Alors avec les enfants à occuper et l'école à la maison, là aussi il faut souvent veiller tard le soir pour travailler. Au passage, elle salue le travail des enseignants dont on reconnait aujourd'hui la valeur. La mairie de Domène a revu sa copie et dès la semaine prochaine les enfants de Chafika (moyenne section et CE2) seront accueillis deux jours par semaine. Mais ça ne résoudra pas tous les problèmes d'organisation. 

Changements de plannings

Une organisation qui change parfois d'une semaine sur l'autre. Marie-Laure est indépendante dans le domaine du commerce en ligne, son mari est avocat. Le couple vit à Grenoble. La première semaine du déconfinement, ils ont pu mettre leur fille de 2 ans à la crèche deux jours par semaine, puis 5 la semaine d'après... et de nouveau 2 jours à partir de la semaine prochaine. "C'est un peu bancal... du coup c'est surtout moi qui m'adapte dans mon travail" explique la jeune femme. 

Il est parfois difficile de s'y retrouver, et les situations sont bien différentes d'une commune à l'autre, notamment  pour le temps péri-scolaire et la cantine. "Il y a autant de situations qu'il y a d'écoles" reconnait Daniel Vitte, le président de l'association des maires de l'Isère ; ça dépend du nombre de classes, des espaces disponibles, du nombre d'enfants revenus, de la mobilisation des enseignants et dans certaines communes il a fallu renforcer le personnel communal." 

Selon le ministère de l'Éducation nationale 20% des enfants ont retrouvé le chemin de l'école. Une partie seulement des collégiens sont accueillis, quand les lycéens eux n'ont pas repris. Le Premier Ministre Édouard Philipe pourrait en dire plus ce jeudi lors de son discours sur la deuxième étape du déconfinement. 

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