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Télétravail : les syndicats vont tenter de convaincre le patronat de fixer des règles

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Par , France Bleu

Les syndicats de salariés et le patronat se réunissent une nouvelle fois ce vendredi pour tenter de se mettre d'accord sur des règles et droits pour les salariés en télétravail. Les précédentes réunions n'ont pas permis d'aboutir à des avancées concluantes.

Les syndicats et le patronat se retrouvent pour la quatrième fois pour négocier sur le télétravail.
Les syndicats et le patronat se retrouvent pour la quatrième fois pour négocier sur le télétravail. © Maxppp - Laurie Dieffembacq

Alors que des millions de Français ont expérimenté le télétravail durant la crise sanitaire et pendant la période du confinement, syndicats de salariés et patronat se réunissent pour la quatrième et dernière fois ce vendredi, avec pour objectif d'établir des règles fixes et des droits nouveaux pour les salariés qui optent pour ce mode de travail. 

Des discussions difficiles entre syndicats et patronat

Les précédentes réunions entre les syndicats et le patronat n'ont pas abouti à des avancées concluantes. Les syndicats de salariés demandent notamment l'organisation d'une négociation d'accord national interprofessionnel (ANI) sur le télétravail, qui permettrait de fixer des règles sur la sécurisation de la notion de volontariat ou sur un encadrement plus rigoureux de la déconnexion

De son côté, le Medef se focalise d'abord sur un "diagnostic partagé" à propos du télétravail. L'organisation patronale considère qu'un accord national interprofessionnel n’est pas nécessaire, car "les normes juridiques sont parfaitement applicables".

Fin mars, les trois-quarts des salariés étaient en télétravail 

"J'en appelle à la responsabilité du Medef : il faut une vraie négociation sur ce sujet pour encadrer rapidement cette pratique", a déclaré Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, dans une interview au journal Le Monde la semaine dernière. "Si cette forme de travail se redéploie sans règles négociées, ça va être une catastrophe", a-t-il ajouté.

Selon les chiffres communiqués par le ministère du Travail, les trois-quarts des Français étaient en télétravail à la fin mars, en plein confinement. Ils étaient toujours la moitié à la fin mai. Si le télétravail reste actuellement "recommandé lorsque cela est possible", il ne concernait plus qu'un salarié sur dix à la fin juillet. 

Si aujourd'hui, les entreprises reviennent petit à petit à un mode de fonctionnement plus classique, avec retour physique de nombreux salariés, un sondage Malakoff Humanis publié en juin, montrait que plus de huit salariés sur dix aimeraient poursuivre le télétravail, mais une grande majorité aimerait également plus de règles pour l'encadrer. 

Volontariat, droit à la déconnexion, interdiction de la généralisation

C'est sur constat que syndicats et patronats ont débuté leurs rencontres le 5 juin dernier, afin de mettre en place des règles fixes, inexistantes aujourd'hui, et des droits nouveaux pour les salariés en télétravail. 

La semaine dernière, Elisabeth Borne a dit souhaiter que "la concertation débouche a minima sur un guide de bonnes pratiques", lors d'une audition à l'Assemblée nationale. En 2017, syndicats et patronat avaient échoué à édicter un tel guide, censé servir de document de référence. Ils se sont alors limités à élaborer un "rapport conjoint", avec une série de recommandations sur la charge de travail, la déconnexion ou la protection des données personnelles, rapidement "tombé dans l'oubli", selon les syndicats.

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