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Société

TÉMOIGNAGE - Grand Dijon, le message des parents d'Anthony, décédé d'une méningite

mercredi 10 janvier 2018 à 6:07 Par Stéphanie Perenon, France Bleu Bourgogne et France Bleu

C'était le 29 décembre dernier à Chenôve, en Côte-d'Or, Anthony, un jeune homme de 23 ans décédait d'une méningite foudroyante. Une méningite à méningocoque de type W. Malgré leur immense chagrin, ses parents ont souhaité témoigner sur France Bleu Bourgogne, pour faire passer un message.

Une photo d'Anthony, le jeune homme de 23 ans qui résidait à Chenôve, est décédé fin décembre d'une méningite à méningocoque de type W.
Une photo d'Anthony, le jeune homme de 23 ans qui résidait à Chenôve, est décédé fin décembre d'une méningite à méningocoque de type W. © Radio France - Stéphanie Perenon

Chenôve, France

Ils sont dévastés mais debout. Pietro et Jocelyne sont les parents d'Anthony. Le jeune homme de 23 ans est décédé le 29 décembre dernier au CHU de Dijon, suite à une méningite foudroyante. Une méningite à méningocoque de type W. Aujourd'hui, malgré leur chagrin, le couple a besoin de parler de cette soirée si douloureuse. Pietro son père, "au début, nous, on croyait que c'était une grippe, mais malheureusement à la fin on a perdu notre fils. Ça a duré 24 heures et ça a été 24 heures de chagrin. Et malheureusement comme on nous l'a dit c'est très difficile de dépister cette maladie."

Relire : Un cas mortel de méningite à Dijon

Malgré sa peine immense, la mère d'Anthony se souvient de leur prise en charge à l'hôpital, et de toutes ces petites choses qui les ont aidées à tenir. "Le personnel a été très humain, très doux, avec des gestes affectueux, une main sur l'épaule, un regard. Ils venaient souvent nous voir, si on voulait un café, manger quelque chose. Mais il sont été très clairs, il n'y avait plus rien à faire pour sauver Anthony."

Son père, Pietro, se souvient des douleurs de son fils, "il me disait papa j'ai des courbatures affreuses, des douleurs à la tête, et au dos. J'ai l'impression que mes os vont se casser". Un papa qui voudrait aujourd'hui rappeler à tous les parents, "de ne pas prendre ces signes à la légère".

Mal informé sur cette infection très rare, le couple voudrait aujourd'hui délivrer un message. Jocelyne, la maman, insiste sur la nécessité de mieux informer le public sur la gravité de cette infection.

"On se sent dévastés, impuissants surtout mais on va se battre " - Jocelyne, la maman d'Anthony 

_"J'ai beaucoup de jeunes autour de moi, je travaille d'ailleurs avec des jeunes et je vois toujours les amis de mon fils et je ne veux pas que ça se reproduise._. "

Une maladie rare mais très grave

En 2016, 526 infections Invasives à ménigocoque (IIM) ont été notifiées en France et 19 cas ont été signalés en Bourgogne-Franche-Comté en 2017. Les personnes les plus touchées sont les enfants de moins d'un an, les enfants entre un et quatre ans et les jeunes adultes non protégés de 15 à 24 ans. Depuis le début de l'année, le vaccin contre la méningite à méningocoque de type C fait partie des 11 vaccins rendus obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018.

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