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TEMOIGNAGE | Hommage national : "Maintenant, le deuil peut commencer"

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Par , , France Bleu Maine

Parmi les 130 victimes des attentats de Paris, il y a Nicolas Degenhardt, 37 ans, originaire du Mans. Clarisse, la belle-sœur de Nicolas, a témoigné ce matin sur France Bleu Maine, à l’issue de la cérémonie d’hommage national aux Invalides.

Nicolas Degenhardt, originaire du Mans, victime des attentats de Paris
Nicolas Degenhardt, originaire du Mans, victime des attentats de Paris

Nicolas Degenhardt, professeur de yoga, a été fauché par les tirs des terroristes le vendredi 13 novembre, avec une amie, Lucie Dietrich. Tous deux buvaient un verre au café "La Bonne bière"', dans le XIe arrondissement de Paris, où Nicolas vivait depuis une quinzaine d'années. Sa belle-soeur Clarisse a suivi la cérémonie à la télévision. Le compagnon de Clarisse, John, le frère de Nicolas, était aux Invalides. Nous reproduisons l'intégralité du témoignage de Clarisse ci-dessous.

"C’est émouvant, j’ai encore le discours de François Hollande en tête et j’entends l’écho du nom, du prénom et de l’âge de Nicolas qui résonne quand il a été cité. Cette cérémonie était très bien : c’était nécessaire.

La sépulture aura lieu la semaine prochaine, c’est inhabituellement long, alors c’était important pour nous tous. 

Cet hommage national est important pour toutes les familles et il concerne tous les citoyens : tout le monde a été touché, parce que ça aurait pu être n’importe qui. J’ai entendu que nous étions 4000 personnes « dommage collatéral », c’est-à-dire tous les proches des morts et des blessés. Et tous ceux qui nous connaissent sont touchés aussi, ils ne faut pas l’oublier.

C'est bénéfique de savoir que beaucoup de gens nous soutiennent

Nicolas avait 37 ans, il avait la force de vivre, il avait des projets et une petite fille qui est toute jeune. Il était très travailleur, il aimait beaucoup les gens autour de lui, et il était extrêmement généreux, comme beaucoup d’autres qui sont tombés dans cette monstruosité. Sa profession, c’était le bien-être dans sa globalité : je m’échappe un peu du sujet, mais le bien-être c’est ce dont nous avons tous besoin, avec les crises, la guerre. Il va nous manquer terriblement.

John, mon compagnon, le frère de Nicolas, était aux Invalides. Il n’a pas dormi de la nuit parce que impatient d’un côté et très inquiet aussi parce qu’il savait que la douleur allait remonter. Le deuil ne va réellement commencer qu’à partir de la semaine prochaine, et cet événement-là [l’hommage national, NDLR] était attendu. Ça va lui faire du bien, même si ça fait du mal aussi : c’est bénéfique de savoir que beaucoup de gens nous soutiennent et que ce n’est pas terminé".

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